Le n’info a vu pour vous : Snarky Puppy

Une première partie du tonnerre, des instruments en quantité, une grosse maitrise, Snarky Puppy jouait au Rocher de Palmer ce mercredi 18 mai et le n’info vous en parle.

Le groupe de Brooklyn n’était pas venu seul puisque, Becca Stevens, chanteuse et guitariste, appartenant au même label : GroundUP Music, a profité de la scène pour une première partie dantesque.

Un superbe premier set

La chanteuse américaine a eu le temps de cinq-six chansons pour montrer tout son savoir-faire et tout son talent. La mission a visiblement été un succès au vu de l’engouement du public et de l’ambiance présente au rocher. Il faut dire que Mme Stevens a su jouer sur plusieurs cordes sensibles. La première est bien entendu la qualité de la musique produite. Celle-ci se composait de rythmes de guitare accompagnés d’une batterie et d’un piano créant des univers oniriques et cependant entrainants. A noter que sur beaucoup de ses morceaux, Michael League et Mike Maher, deux membres de Snarky Puppy, étaient présents.

b.jpg

Source: http://www.beccastevens.com. Site officiel

Nous avons parlé d’une chanteuse et qu’elle chanteuse ! En effet, tout en allant sur des terrains assez techniques, la voix restait pleine d’émotion et authentique. Voix qui rappelait par certains moments la chanteuse Dolores O’Riordan, des Cramberries. Ce qui est, bien entendu, un compliment.

Enfin, dernier élément qui a conquis le public et moi-même fut l’avant dernière chanson, une reprise simple, voix-instrument à cordes, de Nino Ferrer : le sud. La chanteuse a ainsi pu interagir avec le public. Celui-ci donnant de la voix pour accompagner le morceau.

m.jpgSource: http://snarkypuppy.com/. Site officiel.

Une armada musicale

La première impression de la scène est celle d’un magasin de musique en désordre. Les instruments étaient partout et donc nombreux. Et pour cause, Snarky Puppy comptait ce soir-là près de neuf membres sur scène. A préciser que d’autres s’occupaient de la lumière et du son. Nous avons quelque peu perdu le compte du staff entier. En plus de cet ensemble, prenait place sur l’estrade du matériel pour enregistrer le son, pour filmer et projeter les images sur des panneaux disposés au-dessus de la scène. Les panneaux permettaient de voir jouer les musiciens selon d’autres angles. Les pianos, en effet, étaient surélevés. La mobilité des doigts sur les touches était visible par ce biais.

En plus d’une superbe cohésion entre les instruments, des solos ont permis de voir toute la puissance technique des membres du groupe. Ces derniers étaient accueillis avec beaucoup d’enthousiasme par le public. Si pratiquement tous les membres ont eu le droit à quelques minutes sur le devant musical, la rédaction a particulièrement retenu les solos du batteur et percussionniste Nate Werth qui arrachait à la salle des acclamations, ainsi que les solos de Cory Henry à l’orgue. Celui-ci a eu l’occasion de nous montrer toute sa maîtrise, tout son flegme et toute sa passion en jouant avec beaucoup d’allure et de style.

Au rang des musiciens nous pouvions compter un batteur, un batteur-percussionniste, un violoniste, un saxophoniste, un trompettiste, un bassiste (le leader : Michael League), un organiste, un pianiste, et un guitariste électrique. Du beau monde pour de la belle musique.

Un public dynamique

Pour le concert, notre public était assez conséquent, de l’ordre d’une salle plutôt remplie du rocher. Une salle d’une capacité de 1200 personnes. Celui-ci était éclectique mais se composait d’un nombre imposant de jeunes. Voilà qui met un coup de pied aux idées reçus comme quoi le jazz est une musique réservée aux 35 ans et plus. Un public dynamique donc, qui sans lancer de moshpit ou autres, donnait néanmoins de la voix, et du clap de main. Pour l’illustrer : la chanson du rappel. En effet le groupe est revenu pour jouer Shofukan, un de ses morceaux les plus populaires. Celle-ci avait d’ailleurs été demandée par le public lorsque League nous a interrogés nos volontés. Nous avons ainsi pu chanter en cœur avec la musique d’un groupe instrumental, si paradoxal que cela soit.

League a discuté avant le rappel pour exprimer l’action de Snarky Puuppy auprès de groupes indépendants. Il nous a conviés à soutenir les petits artistes émergeants afin que ceux-ci puissent vivre de leurs musiques. Le ton n’était ni paternaliste ni acerbe vis-à-vis de la diffusion musicale actuelle, il s’agissait simplement d’un enjeu qui leur tenait à cœur. Le tout, plein d’humour et de sympathie.

Ainsi une bonne ambiance, de la bonne musique et des gens avenants, nous ne pouvons que vous encourager à voir ou simplement écouter Snarky Puppy et Becca Stevens. Si vous êtes le 20 à Lyon, ou en Allemagne par la suite puis dans le reste de l’Europe, profitez car le groupe Américain ne reviendra peut-être pas tout de suite en Europe après cette tournée.

M.P.

n.jpg

Source: http://snarkypuppy.com/. Site Officiel

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s