Le Récap’ Sport #24

Tu aimes bien les ballons ? Nous aussi. Du coup on va te donner ta dose de football avec la coupe de la ligue et la liga portugaise. T’auras aussi le droit d’avoir du rugby avec la Champion’s cup. Allez ake-coucou ! 

Finale Coupe de la Ligue : Paris surclasse Monaco et conserve son titre.

crédit: europe1.fr

Au terme d’une finale où ils se sont montrés supérieurs à leur adversaire, les parisiens remportent la 7e Coupe de la ligue de leur histoire en battant L’ASM 4-1.

On ne va pas se le cacher. La Coupe de la Ligue n’est certainement pas la coupe la plus passionnante du football français. Néanmoins il se jouait certainement plus qu’une finale ce samedi soir. Près d’un mois après la claque historique reçue au Camp Nou, le PSG pouvait perdre beaucoup plus qu’une simple coupe face à une équipe Monégasque qui réalise une saison pour l’instant parfaite. La victoire ou la crise, tel était présenté ce match dans les médias cette semaine.

Pour cette finale de la Coupe de la Ligue, le Parc OL accueillait certainement les deux meilleurs équipes du championnat français. De quoi espérer une confrontation de haute volée. Rapidement, les Parisiens se sont montrés agressifs et au bout de seulement 4 minutes de jeu, une récupération haute de Verratti permet à Angel Di Maria de décaler Draxler qui marque face au but vide. Au ralenti, on peut voir une légère position de hors-jeu de Draxler non signalée. 1-0, Les Monégasques ont du mal à entrer dans leur match et notamment à jouer leur jeu si efficace cette saison. Cependant ils se montrent dangereux sur coup de pieds arrêtés comme sur ce corner dévié par Valère Germain et où personne ne peut reprendre au second poteau. Car quand L’ASM peut construire, ça fait souvent mal. À la 27e minute, Bernardo Silva élimine deux joueurs parisiens d’une louche superbe en direction de Sidibé qui offre la balle en retrait à Lemar. Ce dernier effectue alors une frappe parfaite et imparable pour Trapp. 1-1. Les Monégasques semblent un peu mieux dans leur match même si Subasic doit sortir un double arrêt exceptionnel sur corner à la 36e minute. Quelques minutes après c’est Trapp qui doit se détendre pour repousser la frappe de Germain en corner. Finalement la fin de première mi-temps bascule en faveur du PSG quand sur un contre, Draxler contrôle joliment un ballon de Serge Aurier pour finalement rendre la pareille à Di Maria qui trompe le gardien monégasque. 2-1 à la mi-temps. Un score plutôt logique compte tenu de la globale domination parisienne.

Au retour des vestiaires, les hommes de la principauté se montrent plus agressifs. À la 39e minute, Moutinho ,servi par Sidibé , manque de peu le cadre. Côté attaquants, Si Mbappé est toujours aussi généreux, il n’a que très peu été trouvé par ses coéquipiers tandis qu’au milieu de terrain, l’absence de Fabinho, suspendu, s’est faite ressentir. À la 54e minute, Paris fait le break. Sur une récupération dans la surface monégasque, Marco Verratti adresse une somptueuse passe de l’extérieur du pied vers Cavani qui marque d’une volée toute aussi magnifique. 3-1. Le public du Parc OL ne pourra certainement pas se plaindre de ne pas avoir vu de beaux buts ce samedi. La tâche se complique pour l’ASM qui encaisse le coup. Les attaques monégasques sont peu dangereuses jusqu’à la 76e où Aurier vient contrer in extremis le ballon dans les pieds de Benjamin Mendy. 3 minutes après, Cardona, tout juste entré en jeu, aurait pu relancer son équipe de la tête mais celle-ci rase le poteau. Les Parisiens viendront finalement tuer tout suspens à la fin du temps réglementaire. Auteur d’un très bon match, Angel Di Maria résiste au retour d’un défenseur monégasque et offre une nouvelle passe décisive à Cavani dont la reprise en force vient écraser la barre de Subasic et se loger au fond des filets. (4-1).

Ce samedi soir, il n’y aura pas vraiment eu photo entre les deux équipes. Une soirée qui n’entachera néanmoins pas la belle saison que mènent actuellement les hommes de Leonardo Jardim. De son côté, Paris remporte sa quatrième Coupe de la Ligue consécutive. Une coupe qui fera certainement beaucoup de bien au moral et laissera, à Unai Emery , et à ses joueurs, un peu de répit.

Laurie Veyrier

Rugby – European Champions Cup : un petit coin de ciel jaune

Vainqueur du choc franco-français face à Toulon, Clermont est le seul rescapé tricolore dans cette campagne Européenne. En demi-finale, les jaunards affronteront le Leinster, qui a disposé des Wasps (32-17). L’autre affiche de ce dernier carré opposera le Munster, tombeur du Stade Toulousain, aux Saracens, qui se sont facilement défaits de Glasgow (38-13).

Il n’y aura donc qu’un représentant français en demi-finale de cette Champions Cup. Dans sa forteresse de Marcel Michelin, Clermont est venu à bout du RCT, à l’usure. Malgré un rugby brouillon, l’ASM a largement dominé de bien faibles triples champions d’Europe (2013,2014 et 2015). Il y avait beaucoup d’envie, mais la justesse technique ne semblait pas avoir fait le déplacement en Auvergne. D’un côté comme de l’autre, d’ailleurs. Mais les varois se sont peu à peu éteints, étouffés par des clermontois bien décidés à prendre le contrôle du match. La première mi-temps, perturbée par la pluie, se résuma à un duel de buteur. Halpenny répondait à Parra et les deux équipes se quittèrent dos à dos à la mi-temps (6-6). Au retour des vestiaires, bis repetita : l’ouvreur toulonnais répondait au demi de mêlée clermontois (9-9, 58ème). Il fallut attendre l’heure de jeu pour voir le dynamiteur Naikatici lancer la partie. En bout de ligne, l’international français aplatit seul dans l’en-but. Une transformation de Parra et un drop de Lopez –monstrueux hier- plus tard, et l’ASM prenait le large (19-9, 70ème). En fin de match, la botte de Parra et un essai de Penaud viennent parachever le succès de Clermont. Dépassés par l’apport des remplaçants locaux, les toulonnais s’inclinent sur le score de 29-9.

Certaine de placer au moins un club dans le dernier carré, la France du rugby avait les yeux rivés sur la performance du Stade Toulousain pour pouvoir juger de la réussite du week-end. En déplacement sur le périlleux terrain du Munster, la tâche des Hauts-Garonnais était ardue. Mis en difficulté dès le début de match par le carton jaune de Cros (2ème minute) et par un essai précoce de Ryan (5ème), les rouges et noirs ont pourtant été accrocheurs. Rapidement menés 10-0, les hommes d’Ugo Mola ne se sont pas affolés. Avec pragmatisme et grâce à la fiabilité de Doussain, ils regagnent les vestiaires seulement menés de 4 points (13-9). En deuxième mi-temps, Toulouse subit la foudre de la Red Army. Après un essai de Stander et une pénalité de Bleyendaal, les toulousains sont largués (24-9, 53ème). Face à l’ogre irlandais, on prédit alors une fin de match compliquée pour le club français. Mais contre toute attente et dans l’incompréhension générale, l’arbitre accorde un essai aux toulousains sur une action pourtant entachée d’un en-avant grossier. Revenu à huit points, le Stade Toulousain peut rêver à l’exploit. Mais les locaux vont rapidement rétablir le cours des choses en asphyxiant Toulouse en fin de match. Les visiteurs craquent et vont encaisser 2 essais en l’espace de 5 minutes. Si l’addition est lourde (41-16 au final), l’élimination est des plus logiques, tant les irlandais ont dominé les débats.

Le Munster rejoint donc les Saracens en demi. Clermont affrontera quant à lui le Leinster au Parc OL de Lyon le 22 avril. Pour définitivement sauver la saison des clubs français ?

Félix Gabory

Liga Portugaise : Un Classico, 0 changements

Crédits : fourfourtwo.com

Samedi soir, le Benfica Lisbonne recevait le FC Porto, son éternel rival. Dans un championnat plus disputé que jamais par les deux équipes, ce classico se profilait comme déterminant dans la course vers le titre. À un point des aigles de Lisbonne, le FC Porto abordait ce match avec l’ambition de repartir avec les trois points, et assumer la tête du championnat, ce qu’il n’a plus l’habitude de faire depuis quinze mois. Isolés en tête de la Liga Zon Sagres, avec seulement un point d’avance sur Porto, les hommes de Rui Vitoria savaient qu’un match nul n’était pas un mauvais résultat. La physionomie du match leur a toutefois donné un grand espoir. Avec un début de match électrisant, Benfica a aussitôt contraint son adversaire de rester dans sa moitié de terrain. En donnant le ton de ce match, Benfica a su profiter de l’instabilité du côté de Porto pour décrocher un penalty, dès la 7ème minute de jeu, venant sanctionner une faute de Felipe sur Jonas. Le brésilien s’est lui-même chargé de marquer ce penalty, et a trompé Casillas d’un plat du pied. 1-0 pour le SL Benfica, et virtuellement 4 points d’avance sur le FC Porto.

Les hommes de Nuno Espirito Santo n’ont toutefois pas baissé les bras. Après avoir encaissé ce premier but, le FC Porto a alors pris le contrôle du match, et a opté pour le maintient de la possession de balle, contrairement à Benfica qui ne jouait alors plus qu’en attaques rapides. À la 36ème minute, le FC Porto bénéficiait d’un coup franc aux 22 mètres, que Brahimi s’est chargé de frapper. Ederson a alors sorti sa première parade du match, en repoussant en corner une balle qui avait tout pour finir au fond des filets. La mi-temps arriva sans changement au score, malgré la domination Portista. Au retour des vestiaires, Porto a aussitôt pris le contrôle du match, et a vu ses efforts récompensés. À la 50ème minute de jeu, André André entra dans la surface, vit sa frappe détournée par la défense Lisboète, mais récupéra aussitôt la balle pour effectuer un centre, à nouveau détourné, qui a fini dans les pieds de Maxi Pereira. L’uruguayen a alors placé un plat du pied puissant qui trompa Ederson. Le FC Porto revenait au score, sous l’inquiétude des supports Benfiquistas. Toutefois, Benfica a alors compris qu’il fallait reprendre le contrôle du match, et a alors imposé son jeu. Si Soares (FC Porto) se demandait encore comment il avait pu rater son dribble sur Ederson (59ème), Casillas répondait présent, en effectuant une double parade de très haut niveau après des frappes de Lindelof et de Mitroglou (72ème). Benfica était au dessus, mais ne parvenait pas à inscrire le but de la victoire.

Carlos Xistra siffla la fin de ce classico, qui n’a donc pas changé le classement de cette Liga Zon Sagres. Le SL Benfica reste leader, avec un point de plus sur son adversaire du soir, le FC Porto. À sept matchs de la fin, tout est encore jouable pour les deux équipes, qui disputeront coude à coude cette compétition. Vous l’aurez compris, la fin de saison s’avère électrisante !

Ricardo Pinto Maia

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