DANS LA PEAU D’UN VEGAN

Après trop de mois passés en mode « bars et pizzas deliveroo », mon corps commençait à se dégrader séverement de l’intérieur. Un jour il finit par me rappeler à l’ordre : j’étais allé trop loin et il me le fit comprendre. C’était le moment de se détoxifier en profondeur et d’adopter un autre mode de vie, au moins au niveau de la nourriture. J’avais déjà entendu parler maintes fois des « vegan », notamment à travers les posts instagram des fit girls australo-californiennes, sans réellement savoir ce que c’était que de vivre comme cela. Sur l’Iphone, cela donnait plutôt envie : les plats avaient l’air ultra sain, frais et aussi beau que bon. C’était le moment de se lancer un défi : passer une semaine sans manger de viande, de poisson, d’oeuf, de lait ou de fromage.

Challenge Accepted !

Premier jour, premier repas et premier tour a la biocoop du coin cours Victor Hugo. A l’intérieur, des produits inconnus, des légumes de saisons, des bières sans gluten et des prix très élevés. Je déambule dans ce paradis pour bobos sans trouver ne serait-ce qu’un visuel qui me donne envie. Après une demi-heure je fais mon choix : le premier repas se fera en douceur, ce sera hot-dog aux saucisses de tofu.

Esthétiquement, c’est identique, en bouche c’est…fade. Ok, je me sens responsable de la survie d’un porcelet quelque part en Bretagne mais rien à voir avec le goût de l’authentique hot dog new- yorkais que je prenais le midi sur Midtown à Noël. C’était comme si ce dernier avait muté en quelque chose de dépressif et chiant.

Le matin, même routine en remplaçant le lait de vache par son cousin asiatique : le lait de riz. Même constat, le crémeux devient aussi délicieux qu’un doliprane sucré. Je regrette déjà la mousse du latté machiatto Starbucks.

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crédit: weheartit.com

On ne m’y prendra plus !

Après seulement trois jours de galettes de boulgour, de haricots verts, de yaourt de soja et de pâtes sans œuf, mon corps commence déjà à ne plus se sentir bien.

Premièrement j’ai faim et je mets à rêver de camembert et de saucisson et deuxièmement je me sens faible comme quelqu’un en sous-nutrition. Mon côté Brigitte Bardot atteint aussi ses limites : ok pour la survie des animaux, pas ok pour stopper de boire du lait ou de manger des gâteaux avec des oeufs. Ma vie culinaire me paraît aussi fade et triste qu’une bière sans alcool en festival et je ne me sens pas de supporter cela plus longtemps.

De plus, l’effet de mode so Instagram de ce mode de vie me fait passer pour un vrai cliché ambulant. « Pas étonnant d’être vegan quand on est une fille en fac de lettre passionnée par Pinterest ». Bref j’étais plus crédible. Pourtant je comprenais les végétariens et leur envie de ne pas tuer d’animaux afin qu’ils atterrissent en nuggets mais je ne me sentais nullement coupable de crime quand j’allais acheter chez le producteur local mes œufs de poules élevées en plein air. C’est là qu’il fallait faire la différence : les petits éleveurs respectaient leurs bêtes, ne les traitaient pas comme dans les abattoirs des vidéos de L214 mais les clichés ont la peau dure.

Quoi qu’il en soit, tel un bi-curieux, j’avais osé tester de nouvelles choses, sans grand succès. Sauf peut-être celui d’apprécier encore plus le pâté et le comté affiné en cave.

Juliette R.

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8 réflexions sur “DANS LA PEAU D’UN VEGAN

  1. En tant que végan-e, je trouve cet article à la fois pétri d’ignorance et très irrespectueux. Nous qualifier de « mode »… Soyons serieuxes un instant… Par ailleurs faire des remarques welfaristes de type « oui mais les oeufs du producteur local ça génère pas de souffrance », c’est ignorer d’une part le spécisme qui est une oppression systémique et d’autre part le processus de production des oeufs qui est aussi une industrie de la mort. Bref je vais pas répondre point par point mais on voit que l’autrice n’a pas eu à coeur de produire un texte documenté et honnête… Dommage.

    Aimé par 1 personne

    1. Merci de ta réaction.
      L’article se voulait parodique et se moquait de l’effet de mode suivi par les personnes qui n’ont pas d’engagement fondamental, malheureusement la forme n’est pas comprise par tout le monde, mais en aucun cas il se voulait offensant.

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      1. Ah très bien dans ce cas 😉 Je suis sans doute montée sur mes grands chevaux trop vite x) Après ce sont tellement des choses qu’on pourrait lire au premier degré un peu partout que bon… Je ne suis pas certaine de saisir la démarche. Anyway merci pour la réponse rapide 😉

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  2. Vous dites avoir voulu écrire une parodie. Or la parodie ne fonctionne que si le pacte de lecture est clair: ici, ce n’est pas le cas. Vous ne laissez entendre nulle part qu’il y aurait une différence entre les véganes qui ont des principes et ceux qui le seraient « sans engagement fondamental ». D’ailleurs, c’est bien simple, vous n’en parlez pas DU TOUT. Le lecteur/la lectrice est donc bien obligé.e de croire que vous ne faites aucune différence entre les deux.
    D’ailleurs, votre utilisation de clichés welfaristes en conclusion (sur les poules heureuses, les producteurs locaux sympas-comme-tout et les abattoirs qui tuent gentiment) lève encore davantage le voile: votre article est une charge anti-végane.
    Ne vous cachez donc pas derrière l’argument du « je ne voulais pas offenser »: ce que vous ne vouliez pas, c’est assumer les conséquences d’un article qui n’est pas une parodie, mais un article militant, qui utilise une rhétorique anti-végane. Merci de ne pas nous prendre pour des buses.

    Enfin, une réaction sur votre commentaire plus haut: « Malheureusement la forme n’est pas comprise par tout le monde »? Si vous êtes en fac de lettres, je suis sûre que la nuance de sens avec « J’ai voulu faire quelque chose mais c’est raté, j’en conviens et je vais changer » ne vous échappe pas. Dans l’une des options, vous preniez vos responsabilités. Je vous laisse deviner laquelle j’aurais préféré.

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    1. Nous avons parlé avec l’auteure, qui nous a confirmé son intention parodique. C’est en effet une critique, mais de ceux qui se mettent au veganisme sans pour autant y réfléchir.
      Toutefois, la forme est en effet maladroite, et l’effet est ambigu. Toutes nos excuses encore une fois si vous vous êtes senti(e) attaqué(e)

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  3. Cet article est d’une ignorance insultante.
    C’est un peu comme avoir abandonné la peinture après 3 gribouillages en ignorant totalement qu’il a existé des De Vinci ou des Renoirs.
    Bref, disuasif pour le grand public, on a un énième torchon qui cible ceux qui pourraient être tentés malencontreusement par la cuisine végétalienne.
    Cette cuisine s’apprend, demande du temps et de la patience : l’on doit passer du temps à s’enrichir sur le sujet (et pas à se bouffer un hot dog au tofu aussi dégueu que la version herta des grandes surfaces, évidemment) …
    Bref, tout ceci en oubliant que la cause animale est bien plus qu’un petit régime qui s’opère sur un complexe de malbouffe. C’est une vraie prise de conscience. Quand on veut avoir un autre rapport aux animaux, tout s’éclaire.
    Essayez encore … 😦

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