Meeting de Macron … en chansons

Jeudi dernier, Emmanuel Macron se rendait à la Médoquine de Talence afin de présenter son programme présidentiel. L’occasion parfaite pour revenir en chansons sur le déroulé du meeting: « lire le N’info, c’est notre projeeeeeeeeeeet ! »

Le candidat du nouveau parti « En Marche! » doit, plus que n’importe quel candidat sûrement, trouver ses électeurs. Une semaine après avoir dévoilé son programme à la presse, Emmanuel Macron a rendu une petite visite à Talence afin de rencontrer fidèles et curieux. Une visite qui n’était pas du goût de tous puisque le matin même, la salle de spectacle de la Médoquine avait été vandalisée. Vitres brisées, tags sur les murs , ce n’était pas ce qu’on peut appeler un accueil chaleureux. Macron est revenu sur les principaux points de son programme tout en mettant en avant les mérites d’un nouveau parti. Retour sur une heure de discours :

19h : Highway to hell. Il fait une chaleur a crever. Franchement, plus jamais je ne me moquerais des politiques qui suent pendant leur discours.

19h20 : Emportée par… La foule présente pour encourager Macron agite drapeaux et pancartes en attendant impatiemment que son candidat fasse son entrée. On se croirait à un concert de rock star ! Il y a même des malaises (on parie plus sur la chaleur étouffante que sur un véritable choc émotionnel mais bon). En revanche personne n’a encore lancé sa culotte.

19h30 : Attention mesdames et messieurs. . Après 30 longues et interminables minutes d’attente, enfin on annonce l’arrivée d’Emmanuel Macron. Une musique se fait entendre tout comme des « Macron Président ! ». Normal quoi.

19h33 : Je suis venu te dire… « Bonsoir Bordeaux et bonsoir Talence ! » Ouuuuaaaaiiiiisss ! Macron lance son meeting par quelques remerciements auprès de la Mairie et de l’organisation pour avoir permis la maintenance de ce rendez-vous après les incidents de la matinée. Il remercie ensuite évidemment les gens présents à la Médoquine. Eux qui viennent de Bordeaux, d’Arcachon, et même certains de Nantes ! Un peu déçue qu’il n’est pas parlé de la Corrèze. Je me serais sentie intégrée (oui, je viens de Corrèze oui, Jacques Chirac est mon père spirituel).

19h40 : Place des grands hommes. Qui dit visite à Bordeaux dit hommages. Et pour cela, Emmanuel Macron décide de parler de deux grands maires de la ville : Jacques Chaban Delmas et Alain Juppé. Le premier est un grand artisan de la ville bordelaise d’aujourd’hui tandis qu’il salue et estime le grand responsable politique français qu’est le second. « même s’il m’a une fois reproché mon jeune âge » (petit filou) Macron « salue la décision » de Juppé de ne pas se présenter à l’élection présidentielle.

19h45 : Y’a d’la joie. Sur un ton un peu plus grave, Emmanuel Macron en vient à évoquer la situation actuelle du pays. « Nous sommes dans un moment grave de notre pays, un tournant de la France ». Il évoque aussi « un monde en plein chamboulement » et une « France fracturée par des divisions ». un climat tendu marqué par la peur du terrorisme et la montée des extrêmes.

19h50 : Et maintenant. Face aux doutes qui entourent l’hexagone, Macron possède « la réponse » (enfin selon lui). Il souhaite mener une révolution culturelle reposant sur trois termes : le renouvellement, le rassemblement et l’alternance. Selon lui il y a une nouvelle majorité à construire, ce qu’aucun autre candidat ne serait capable de faire. Ah d’ailleurs c’est à ce moment que Manu en a foutu plein la tronche à tout le monde : Une gauche qui subit de plus en plus les hémorragies, une extrême droite jouant sur la haine et enfin une droite qui « marie réactionnaires et opportunistes ». et Bim !

Face à cela, Emmanuel Macron prône l’idée de l’alternance. Non pas une alternance gauche-droite mais le renouveau car il le dit : « si j’avais voulu faire la même chose, je n’aurais pas crée de nouveau mouvement politique ».

20h05 : Je ne suis pas un héros. 6 chantiers fondamentaux. Voilà la base du programme d’Emmanuel Macron. Et bien évidemment, comme Manu n’est pas Hercule, il ne peut pas tout faire seul. « un président ne peut pas s’occuper de tout tout le temps. Il délègue. » d’où un « contrat avec les français » basé sur 6 chantiers fondamentaux. Parmi eux, l’importance du chantier européen. « nous croyons en l’Europe, de façon déterminée et exigente ».

20h10 : I want to hold your hand. Emmanuel Macron veut « réconcilier toutes les Frances » et cela ne pourra se faire sans les classes moyennes. Pour ces classes moyennes qui ont peur pour leur réussite et de l’exclusion, le candidat propose une politique entièrement adaptée. Tous les domaines y sont évoqués :

– Une valorisation du travail : entre autres une réforme du chômage et de la formation, une simplification dans l’organisation de l’entreprise ou encore l’allègement des charges pour ceux qui emploient. Son but : « reconstruire la promesse d’émancipation des classes moyennes par et pour le travail ».

La priorité à la santé : Macron ne veut pas sacrifier les classes moyennes en déremboursant les petits frais de santé par exemple.

– L’insécurité : Face à ce grand problème actuel, le candidat souhaite embaucher 10000 policiers et gendarmes ou encore mettre en place une police de sécurité quotidienne.

– l’école : diviser par deux le nombre d’élèves en classe de CP et CE1 dans les zones d’éducation prioritaires et donner plus d’autonomie aux établissements pour des projets éducatifs.

20h25 : Toi+Moi. Défendre la laïcité. Voila le dernier point qu’évoquera Emmanuel Macron à Talence. « ne jamais pointer du doigt quelqu’un sous prétexte que sa religion n’est pas la même ». Macron accuse les réactionnaires de droite et d’extrême droite d’encourager l’amalgame entre islam et terrorisme. « L’ennemi ça n’est pas l’autre qui est chez nous ». Il veut donner ainsi le droit à chacun d’exercer sa propre religion dans les règles de la République.

Entre hommages bien placés et volonté de renouveau, la visite de Macron en Gironde aura été un succès. S’il lui reste encore beaucoup de chemin à parcourir, il espère néanmoins pourvoir récupérer quelques électeurs de droite un peu perdus. Et alors que la bataille fait rage avec Benoit Hamon pour savoir qui remportera les voix de gauche , Emmanuel Macron doit encore asseoir la crédibilité de son mouvement politique. Car pour accéder à la fonction suprême, le candidat sait très bien qu’il ne pourra pas dire « Je marche seul ».

Laurie Veyrier

 

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s