Le Récap’ Sport #21

Cyclisme. Paris-Nice : Sergio Henao se fait une place au soleil

Ce week-end marquait le dénouement de Paris-Nice, la première grande date du calendrier World Tour (on s’excuse auprès des fans inconditionnés du Tour du Qatar). Le Colombien de la Sky, Sergio Henao, enlève la « course au soleil » au terme d’une dernière étape spectaculaire qui aura vu Alberto Contador échouer à deux secondes du vainqueur au général.

Avant cette ultime étape qui reliait Aubagne à Nice, Contador avait un retard de 31’’ à combler sur le champion de Colombie en titre. En formidable attaquant, l’Espagnol lançait l’estocade à plus de 50km de l’arrivée. Le grimpeur de la Trek-Segafredo terminera deuxième de l’étape, vaincu sur le fil par son compatriote De La Cruz (Quick Step). Au jeu des bonifications, el pistolero, formidable de panache hier, vient mourir à deux secondes de Sergio Henao. Un scénario cruel pour l’ancien vainqueur du Tour De France qui aurait pu embrasser la victoire finale sur ce Paris-Nice en cas de succès d’étape. Déjà battu pour 4’’ par Geraint Thomas –un autre de la Sky- l’an passé, Contador échoue encore d’un rien dans la quête d’un troisième Paris-Nice. Sergio Henao, au courage, signe lui  le plus beau succès de sa carrière. Dan Martin (Quick Step) complète le podium.

Tout au long de la semaine, les Français auront également brillé. Dès la première étape, Arnaud Démarre (FDJ) réglait Julian Alaphilippe (Quick Step) au sprint pour un début en fanfare. Vaincu de peu le dimanche, Alaphilippe se vengeait le mercredi en écrasant la concurrence lors du contre-la-montre. Le puncheur français en profitait pour récupérer la tunique jaune qu’arborait fièrement Arnaud Démarre depuis trois jours. Trois jours, c’est également le temps que va passer Alaphilippe avec le maillot de leader du général sur les épaules, avant de s’en faire déposséder en haut du col de la Couillole samedi. Trop juste pour tenir la dragée haute aux gros bras lorsque la route s’est trop élevée, il pourra se réconforter avec une cinquième place au général. Warren Barguil (8ème) et Tony Gallopin (10ème) intègrent eux-aussi le top 10. Lilian Calmejane (Direct Energie) termine lui en tête du classement des grimpeurs. Le cyclisme français va bien !

Le gratin du peloton mondial vous donne désormais rendez-vous dès ce week-end pour Milan San Remo.

Félix GABORY

Ligue 1 : Pendant que Nice trébuche, Paris et Monaco ne cèdent pas face à la difficulté !

Lorient-PSG-Crédits-nicematin.com-17
Crédit photo: nicematin.com

Ce week-end de Ligue 1 était particulièrement attendu, après ce mercredi soir si néfaste du Paris Saint-Germain en Ligue des Champions, et le match retour contre Manchester City pour Monaco en perspective. Découvrez plutôt la performance des trois clubs se disputant le championnat.

Vendredi soir, Nice recevait Caen lors du match d’ouverture de cette 29ème journée de Ligue 1. À l’Allianz Riviera, les Niçois n’ont vraisemblablement pas livré leur plus belle prestation de la saison, face à une équipe caenaise très réaliste. À la 36ème minute, alors que Nice tentait, en vain, de trouver la faille dans la défense adverse, Bessat trouvait la tête de Santini dans la surface et ouvrait le score de cette rencontre. Si le résultat à la mi-temps n’était pas le plus anormal, Karamoh l’a bien montré, en concluant une contre-attaque rapide de Caen, à la 50e minute de jeu. Le break était fait, et il ne restait que 40 minutes à Nice pour revenir au score, et éviter de perdre 3 points dans la course vers le titre. Les entrées de Le Bihan et de Donis, respectivement à la 57ème et 63ème minute, ont fait du bien aux Niçois, qui ont pu inscrire deux buts en l’espace de 6 minutes. À la 71ème minute de jeu, Dalbert centra sur Dante, qui profita d’une mauvaise sortie de Vercoutre pour offrir le but à Balotelli. Nice voyait finalement la lumière du jour, et confirmait sa supériorité en seconde période en inscrivant un deuxième but à la 77ème minute, signé Adonis, suite à un nouveau centre de Dalbert. Ce match se termina sur un score de 2-2, défavorable aux aspirations de Nice en championnat.

Samedi après-midi, ce fut au tour de Monaco d’entrer en scène, lors de la réception des Girondins de Bordeaux. Avec le match retour de Ligue des Champions contre Manchester (demain, 19h45) en ligne de mire, les Monégasques ne devaient pas relâcher en championnat, sous peine de voir le Paris Saint-Germain revenir à égalité. Si la première mi-temps fut assez équilibrée, avec une possession de balle favorable aux joueurs de Leonardo Jardim, malgré tout incapables d’inquiéter Cédric Carrasso, la seconde mi-temps nous a apporté un peu plus d’animation. Au retour des vestiaires, Monaco a attaqué fort sa seconde période, et a su inquiéter la défense bordelaise, pourtant bien en place. Trouver la faille ne fut pas la tâche la plus simple pour les Monégasques, qui sont toutefois parvenus à inscrire le premier but de la rencontre à la 68ème minute, suite à un corner conclut par Mbappé. Six minutes plus tard, Moutinho inscrivait le bijou de l’après-midi, avec une frappe en première intention à l’entrée de la surface, qui termina en pleine lucarne (74e). Monaco menait 2-0, et le match semblait plus que jamais plié. C’était sans compter sur l’erreur de Subasic à la 84ème minute, qui prenant trop de temps à dégager une balle en retrait, s’est fait contrer par Diego Rolan. Monaco ne menait plus que d’un but, mais le collectif monégasque a su garder son avantage, tout comme sa première place en championnat, avec désormais 5 points d’avance sur Nice.

En match de clôture de cette journée de Ligue 1, le PSG se déplaçait sur le terrain de Lorient, après le match catastrophique livré en Catalogne contre le FC Barcelone, synonyme d’élimination en Ligue des Champions. Les champions de France en titre abordaient ce match dans une situation très difficile, mais avec la conscience que le titre de Ligue 1 était encore plausible. La composition de départ a connu des changements, avec les entrées de Pastore, Nkunku et Di Maria, venant remplacer Matuidi, Verratti et Lucas. Les Parisiens ont su dominer leurs adversaires dès le début du match, et l’ouverture du score ne s’est pas fait attendre, avec un but contre son camp de Jeannot, suite à une frappe de Cavani détournée (36e). En début de seconde période, Nkunku profita d’un contre de son équipe pour inscrire le deuxième but pour son équipe (52e). Un score logique et incontestable pour les Parisiens, qui ont tout de même permis à Lorient d’inscrire un but à la 68ème minute, après une tête de Ciani sur corner. Les Parisiens n’ont toutefois pas lâché prise, et ont conservé leur but d’avance. Cette victoire 1-2 a permis aux hommes d’Unai Emery de revenir à trois longueurs de Monaco, et d’en avoir deux d’avance sur Nice (3e). Ce match a cependant fait polémique, avec cette véritable mise en scène de Serge Aurier, qui a pris près de sept minutes pour se préparer à entrer en jeu, lui qui a remplacé Meunier, blessé, à la 81ème minute. L’élimination en Ligue des Champions fait d’ores et déjà partie du passé, et la ligue 1 est devenue la priorité numéro 1 pour les Parisiens.

Ricardo PINTO MAIA

Top 14. 20e journée. Démonstrations, soulagements et fusion.

fusion racing stade français
Photo montage: Logo Racing/Stade Français extrait du communiqué et DragonBall Z

Commençons ce récap’ rugby par LA nouvelle qui a secoué le petit monde de l’ovalie ce lundi matin. Le Stade Français et le Racing 92 ont annoncé leur fusion en vue de la saison prochaine. « Plus forts ensemble ! » : voilà le titre donné au communiqué publié ce matin par les deux clubs.  Les deux premiers champions de l’histoire du rugby français,  mais aussi les deux derniers, ont choisi de s’associer afin de « donner naissance à un nouveau club qui préservera les racines du Racing 92 et celles du Stade Français Paris tout en multipliant les moyens mis au service de la jeunesse et du rugby français »(1). Cette annonce, évoquée hier après-midi par Jacky Lorenzetti (président du Racing)  et Thomas Savare (président Stade Français) en conférence de presse n’a pas fini de poser des questions quant à l’avenir des joueurs parisiens tout comme celui du Top 14. Ainsi, peut-être le 13e au classement ne sera finalement pas relégué en fin de saison. Affaire à suivre surtout que l’idée est loin de faire l’unanimité auprès des supporters.

En attendant, c’était la suite du championnat ce week-end. Et ce que l’on peut dire c’est que La Rochelle n’en finit plus d’impressionner. Ce samedi, les Rochelais ont enchaîné une 7e victoire consécutive en s’imposant largement face au Racing 92 (15-38). A noter le doublé d’Eliott Roudil, artisan de la démonstration rochelaise. Un succès loin d’être anodin face aux champions de France en titre et qui permet au Stade Rochelais de prendre le large à la tête du  classement après la défaite de Clermont dimanche face à Montpellier (19-28). Ils comptent, à l’issue de cette 20e journée, 8 points d’avance sur leur premier poursuivant.

Autre démonstration, celle du RCT face à l’Aviron Bayonnais. Après sa défaite face au CAB lors de la 19e journée, les locaux se sont rassurés en écrasant  leur adversaire du jour 82 à 14. Score révélateur de l’écart abyssal entre Bayonne, bon dernier du classement à 15 points du 12e et Toulon qui souhaite accrocher sa place pour les phases finales. Avec cette victoire et le bonus offensif, les Toulonnais confortent leur sixième place à 6 points du Racing.

L’Union Bordeaux Bègles se relance enfin ! Samedi, à Chaban Delmas, Les hommes de Raphael Ibanez, qui a annoncé quitter le club en fin de saison, ont remporté leur premier match depuis la mi-novembre. Une victoire bonifiée 46-14 face à Grenoble qui permet à l’UBB de faire un pas de plus vers le maintien mais également de se rapprocher de la septième place du classement. De leur côté les Grenoblois se dirigent doucement vers la relégation. Ils sont 13e à treize points du Stade Français.

Enfin Toulouse a essuyé sa quatrième défaite consécutive sur le terrain de Brive samedi après-midi. Si Boneval a inscrit le seul essai de la partie (38e), cela n’a pas suffi face à l’efficacité de Gaetan Germain, meilleur marqueur du championnat et qui a encore inscrit 7 pénalités. 21-19 score final. Le CAB prend la 9e place du classement en repassant devant son adversaire du jour. Le Stade Toulousain se contente de prendre le point de bonus défensif et devra vite se relever  pour affronter  dimanche prochain le LOU, 11e à deux points.

Laurie VEYRIER

(1) extrait du communiqué publié sur le compte Twitter du Racing 92.

 

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