Le Récap’ Sport #20

Rugby – Tournoi des VI Nations : le XV de France loin du compte

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Crédit Photo: europe1.fr

Qui a dit que l’air d’Irlande était vivifiant ? Excepté lors des 20 premières minutes, le XV du trèfle n’aura jamais laissé respirer les hommes de Guy Novès à l’Aviva Stadium de Dublin. Dominés 19-9, les bleus subissent leur 2ème revers de la compétition. Après trois journées, ils n’ont déjà plus rien à espérer.

Pourtant, le XV de France avait plutôt bien négocié son début de match. Disciplinés et homogènes en défense, les Français empêchent les Irlandais de développer leur jeu. Après un petit numéro de Serin, le XV du trèfle se met à la faute. Face aux poteaux, Lopez ouvre le score.  Dans ce premier ¼ d’heure, la France a la mainmise sur le match. Lamerat franchit la ligne d’en-but mais l’essai est justement invalidé à cause d’un en-avant de Fickou, qui avait omis de laisser la savonnette au vestiaire. L’arbitre revient à la pénalité et Lopez ne se prive pas pour inscrire 3 nouveaux points (0-6, 17ème).  Les Irlandais se réveillent et reprennent la possession du ballon. Irréprochables en défense, notamment au sol, les Français ne lâchent pas un mètre. Seul point noir : les tricolores souffrent en maul. C’est justement à la suite de l’un deux que Connor Murray, en filou, vient inscrire le premier essai de la partie. Sur leur première vraie occasion, les Irlandais passent devant (7-6). Vous avez dit réalisme ? Le match prend alors une tout autre tournure. Le XV de France ne parvient plus à se montrer dangereux et lâche du terrain. Les pénalités pleuvent. Les Irlandais veulent à tout prix enfoncer le clou avant la mi-temps et choisissent de maintenir la pression plutôt que de prendre les trois points. Acculés dans leur 22, les bleus s’en sortent miraculeusement sans prendre le moindre point avant la mi-temps. Héroïques en défense et fantomatiques en attaque pendant les 20 dernières minutes de cette première période, les Français sont encore dans le match.

On espérait voir la France attaquer cette 2ème mi-temps avec autant d’intensité qu’en début de match. Il n’en est rien. Les Irlandais maintiennent d’emblée la pression et marquent 3 nouveaux points suite à une obstruction de Serin (10-6). La partition des locaux est impeccable. Le chef d’orchestre Sexton en profite pour passer un drop parfait. La marée verte prend le large (13-6). Les Français eux, peinent dans la création et bafouillent leur rugby. Totalement inoffensifs en attaque, les bleus parviennent à maintenir le cap en défense. Mais à force de trop subir, ils se font à nouveau pénaliser (16-6). A l’heure de jeu, le match s’emballe et le XV de France hérite de bonnes opportunités de contre. Avec toujours autant d’’approximations, chaque offensive avorte. A la 74ème, une pénalité de Lopez débloque un compteur français enraillé depuis plus de 50 minutes (16-9). Malgré une bien pâle copie, les bleus sont encore dans le coup. Mais l’espoir ne durera que deux minutes, le temps pour l’ouvreur irlandais de doucher toutes velléités françaises à la suite d’une énième faute française. 19-9, score final.

La flamme, qui avait jailli après 20 premières minutes où la France fit plus que jeu égal avec la 4ème nation mondiale, s’est progressivement éteinte. Maladroit et sans inspiration en attaque, le XV de France a subi le rugby parfaitement rodé de ses hôtes. Le constat est sans appel : il y avait une voire deux classes d’écart entre les deux équipes. Sous la pluie irlandaise, Guy Novès a pu mesurer à quel point la France est loin du top niveau international. On avait l’habitude des défaites encourageantes. Mais cette défaite-là est très inquiétante.

Félix GABORY

Ligue 1 : 27e journée. Paris s’offre le classique avec la manière

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Crédit Photo: leparisien.fr

Dimanche soir, le PSG n’a fait qu’une bouchée de l’Olympique de Marseille en s’imposant 5-1 au stade Vélodrome. Il s’agit ici de son plus large succès face à Marseille depuis 1978. Mais avant de revenir plus longuement sur le classique, faisons un point sur les autres résultats de ce week-end.

Dans la course au titre tout d’abord, les Niçois et Monégasques ont mis la pression sur Paris en s’imposant respectivement  face à Montpellier et Guingamp. Quatre jours seulement après leur défaite malheureuse face à Manchester City, l’AS Monaco s’est relevé samedi en s’imposant par le plus petit des écarts au stade du Roudourou (2-1). Un succès que les hommes de Leonardo Jardim doivent à Glik et Fabinho, ce dernier se permettant même une panenka sur penalty. Monaco reste donc leader du championnat avec trois points d’avance sur ses deux poursuivants.

Les autres bonnes opérations du week-end reviennent à Lyon et Bordeaux. Samedi soir, Les Girondins se sont imposés 3-2 sur la pelouse de Lille avec notamment un superbe but d’Adam Ounas à la 82e minute. Une victoire -qui permet aux marine et blanc de remonter à la 5e place du classement- qualificative pour l’Europa League. Les Lyonnais ont quant à eux conclu une semaine parfaite. Après avoir largement battu l’AZ Alkmaar en 16e de finale de C3, l’OL s’est une nouvelle fois offert une victoire flamboyante face au FC Metz (5-0). A noter le premier doublé de Memphis Depay sous ses couleurs lyonnaises. Objectif pour les Gones : revenir à auteur du podium.

Parlons maintenant du classique de la Ligue 1, le très attendu OM-PSG. Et pour cela, le Stade Vélodrome avait fait le plein. Avec 65.252 spectateurs, il a battu son record d’affluence ce dimanche soir. Des supporters présents et bruyants, espérant l’exploit de leur équipe (sans leur meilleur buteur Gomis) face à l’armada parisienne. Mais le douzième homme n’a pas suffi. Rapidement, les Parisiens ont ouvert le score dès la 6e minute sur coup-franc. Sur une passe parfaite de Marco Verratti, Thiago Silva trouve Marquinhos qui inscrit son premier but de la saison de la tête. Si la combinaison est belle, le marquage des Marseillais laisse clairement à désirer. Payet tente de relancer son équipe avec une jolie frappe à la 15e minute, mais la domination parisienne est telle que quelques instants après, sur une action initiée par Verratti (encore lui), Javier Pastore délivre une magnifique passe à l’aveugle vers  Cavani qui vient tromper Pelé. 2-0 à la 16e minute, le stade Vélodrome s’est tu, ne pouvant que constater les difficultés de son équipe.

Néanmoins à la pause, les Marseillais n’ont pas encore la tête sous l’eau. Rudi Garcia effectue rapidement son premier changement en faisant entrer Bedimo à la place d’un Patrice Evra en grande difficulté dans son couloir. Mais dès la 49e, Lucas vient définitivement éteindre les derniers espoirs Olympiens sur un centre de Kurzawa. Facile, trop peut-être à l’image de cette passe de Javier Pastore pour Kurzawa d’un coup du foulard. Garcia tente le tout pour le tout avec la rentrée de Cabella à la place de Clinton N’jie. Coté parisien, Pastore, auteur d’un superbe match est remplacé par Julian Draxler (55e). La peste par le choléra. Cinq minutes après son entrée, l’Allemand profite d’un centre millimétré de Meunier pour inscrire son 6e but en deux mois (le second en ligue 1). A la 70e minute, Rod Fanni vient sauver l’honneur. Suite à un coup franc repoussé par la défense adverse, Lopez manque sa reprise mais trouve Fanni qui marque l’unique but marseillais de la soirée. Maigre consolation. Surtout que deux minutes plus tard, Verratti se joue de la défense marseillaise pour finalement offrir une passe décisive à Blaise Matuidi qui envoie le ballon dans la lucarne. 5-1, la dernière frappe de Payet vient trouver le poteau de Kevin Trapp. Victoire éclatante d’un PSG en mode Ligue des champions, Défaite révélatrice pour Marseille. En effet, le chemin vers les sommets  sera encore long dans ce nouveau projet emmené par Franck Mc Court.

Laurie VEYRIER

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