Le N’info a vu « Tu ne tueras point »

Sorti en salles le 9 Novembre 2016, le nouveau film de Mel Gibson raconte l’histoire de Desmond Doss, un héros pas comme les autres de la seconde guerre mondiale.

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Crédit photo: madmoizelle.com

Desmond Doss (incarné par Andrew Garfield) est un jeune américain croyant dont l’enfance a été quelque peu marquée par l’attitude violente de son père, vétéran de la guerre 14-18. Lors d’une bagarre anodine avec son frère, il manque de peu de le tuer. Ces deux situations douloureuses forgeront alors l’adulte qu’il va devenir. Et quand l’armée fait appel à des soldats sur le front, il décide de s’engager, contre l’avis de son père, pour défendre son pays. Simple film de guerre me diriez-vous ? Non. Desmond n’est pas un homme comme les autres. S’il s’engage, il refuse catégoriquement de posséder une arme. Il ne souhaite même pas y toucher, en raison de ses croyances. Il est ce qu’on appelle un objecteur de conscience. Tu ne tueras point suit donc l’histoire de cet homme qui, alors que personne ne voulait l’entendre, veut prouver qu’il peut aider sa patrie sans même se battre.

 Un casting gagnant

Pour son dernier long-métrage, Mel Gibson s’est entouré d’une palette très convaincante d’acteurs. Andrew Garfield, l’interprète de  Doss, excelle dans le rôle du soldat à la fois courageux et un peu maladroit (avec les filles surtout) dont le regard est rempli d’innocence mais également d’une véritable détermination à faire accepter qui il est. Au premier abord, il est celui dont on ne donne pas 2 jours à tenir sur le front. En réalité, il est sans aucun doute le plus fort de tous. À ses côtés, l’actrice Teresa Palmer alias Dorothy Schutte (qui a comme Doss réellement existé), qui fait vaciller le cœur du jeune soldat et qui le soutiendra malgré ses peurs.

Parmi les autres rôles phares de Tu ne tueras point, nous pouvons noter les performances de Vince Vaughn (Sergent Howell), qui interprète merveilleusement le rôle du sergent autoritaire mais attachant qui se laissera finalement impressionner par ce jeune aux convictions affirmées, et celle de Sam Worthington (Captain Glover), lui aussi convaincu par Doss.

 La Guerre, dans sa violence la plus réaliste

Tu ne tueras Point démontre un contraste saisissant entre l’humanité et la cruauté du front. Entre les rares moments de répit et le déchaînement. La violence de la première scène de guerre nous saute au visage et j’en serai presque à vous conseiller de ne pas trop manger avant (avis aux âmes sensibles). Gibson ne prend pas de pincettes. Il nous montre la réalité de la bataille d’Okinawa avec ses corps déchiquetés et la perte d’humanité quasi-totale de ses combattants. Au milieu de ce cauchemar, Doss, dont le courage ressort davantage. Mais il est intéressant également de voir comment a été traitée la question de la souffrance des soldats. De la détermination et l’insouciance à la peur et aux conséquences psychologiques et physiques. D’où l’importance des seconds rôles comme ceux des autres collègues de Doss ou encore de son père, interprété par Hugo Weaving, vétéran de la première guerre.

En conclusion, Mel Gibson nous offre là un film bouleversant et porté par ses acteurs. Andrew Garfield est épatant dans un rôle presque fait pour lui. Tu ne tueras point n’est pas neutre, loin de là tant  il fait de Desmond Doss un héros. Mais en même temps, pourrez-vous dire qu’il n’en est pas un ?

 Laurie Veyrier

 

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