Le N’info a vu: The Wooden Wolf & Warhaus

Ce lundi 24 octobre, The Wooden Wolf et Warhaus se produisaient sur la scène du Krakatoa. Deux artistes pour deux univers enchanteurs. Le N’info y était et vous raconte !

The Wooden Wolf

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Marie Langenfeld (à gauche) et Alex Keiling alias The Wooden Wolf (à droite)                        Crédit photo: Loosebury

La soirée commence avec The Wooden Wolf. L’atmosphère est intimiste et tamisée. Un jeune artiste, quelque peu roots, prend place sur scène. D’allure, il ne paraît pas très assuré. Recroquevillé derrière sa guitare, le visage masqué par sa casquette, il semble errer telle une âme en peine. C’est alors que se fait entendre le son de sa voix. Et elle nous prend aux tripes. Ecorchée, elle est comme le reflet de son âme. Derrière ces chants et ces cris saisissants, nous comprenons toute l’intensité des paroles, tous les maux dont l’artiste a dû être victime. Accompagné de la violoncelliste Marie Langenfeld, il nous emmène dans son univers folk, loin des problèmes du quotidien. Comme un voyage initiatique, sa musique est fragile, prête à sombrer dans les plus vifs tourments.

Warhaus

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Maarten Devoldere alias Warhaus (au milieu) et ses deux musiciens/ Crédit photo: Loosebury

Deuxième partie de soirée : place à Warhaus. Corps longiligne, démarche indolente, Maarten Devoldere, alias Warhaus, a tout d’un dandy. Avec ce je-ne-sais-quoi de Leonard Cohen et Serge Gainsbourg, il nous fait voyager dans le passé. L’amour, la mélancolie, la brutalité, tant de sujets qui nous rappellent nos propres instants de vie. Mais aussi la musique, très sixties, comme retraçant l’histoire d’un film. Sa voix nonchalante, reconnaissable entre toutes, nous emporte dans un univers très sombre, emprunt de contradictions. Univers qui, pourtant (et en voilà une contradiction!), nous emmène dans des rêveries utopiques procurant une inépuisable soif de vivre. Côté forme, Warhaus et ses deux musiciens offre une réelle démonstration musicale. Guitare, batterie, percussions en tout genre, trompette et bien d’autres. A trois, ils réussissent à recréer tout l’univers de la version studio.

Deux mondes, deux styles, deux artistes à découvrir.
Merci au Krakatoa de nous offrir toujours plus de diversité culturelle !

Marion Villat

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