Le Récap’ Sport #2

Tennis : Premier sacre pour Lucas Pouille

On n’arrête plus « La Pouille » ! C’est LA révélation française de l’année sur le circuit mondial. Hier, à Metz, le joueur de 22 ans s’est adjugé son premier titre ATP. Au terme d’une semaine maîtrisée qui l’a vue écarter ses compatriotes Pierre-Hugues Hebert et Julien Benneteau en 1/8 et en ¼, c’est son ami Belge David Goffin (tête de série n°2 du tournoi) qui a fait les frais de sa forme éclatante en demi. Pour la deuxième finale ATP de sa jeune carrière (il avait perdu la première en avril à Bucarest), Lucas Pouille devait se frotter à l’Autrichien Dominic Thiem, 10ème mondial et tête de série n°1 du tournoi, pas un cadeau. Tous deux symboles de la nouvelle et talentueuse génération, les deux tennismen offraient une finale de gala au public messin. Le premier set, accroché, se solde au tie-break. Pouille ne tremble pas et s’adjuge le gain de cette première manche. Sur sa lancée, le nordiste déroule au deuxième set et conclut le match en 1h18 (7-6 / 6-2).

Ce premier titre en carrière vient couronner une année exceptionnelle pour le jeune français. 82ème mondial en avril, il pointe ce matin au 16ème rang. Une ascension fulgurante, mais logique. Entre ces deux classements, le français s’est hissé en demi-finale du master 1000 de Monte-Carlo en mai, avant de créer la surprise en se qualifiant pour les ¼ de finale de Wimbledon en juillet. Mais c’est surtout fin août, à l’US Open, que Lucas Pouille a créé son premier coup d’éclat. En 1/8 de finale de ce quatrième et dernier Grand Chelem de la saison, il vient à bout de la légende Rafael Nadal. Cinq sets, 4h10 de jeu : il sort le match de sa vie et devient le nouveau phénomène du tennis français. Ce titre glané à Metz n’est qu’un début, « La Pouille n’a pas fini de nous surprendre. Vendredi, dans L’équipe, son entraîneur Emmanuel Planque prévenait : « tout ce qu’il a fait appartient au passé ». Et le futur ? Un titre en Grand Chelem, l’objectif ultime.

Basket : lever de rideau sur la Pro A

Vous n’étiez pas au courant – rien de plus logique compte tenu de la couverture médiatique – mais le championnat de France de basket a repris ses droits ce week-end ! Qui pour succéder au Villeurbanne du président Tony Parker, vainqueur surprise de son 18ème titre en juin dernier ? Sur le papier, quatre équipes se dégagent : l’ASVEL, la Roca Team de Monaco, Le Mans et enfin Strasbourg. Étonnamment, ces quatre équipes trustent également les quatre premières places au niveau du budget. Dans l’ordre : L’ASVEL (7.3 millions), la SIG (6.7) le MSB (6) puis Monaco (5.75). Derrière, le CSP Limoges, Gravelines-Dunkerque ou Chalon/Saône pourront peut-être s’inviter à la table des prétendants au titre. Mais le quatuor que nous avons mis en avant est également celui qui composait le carré final des derniers play-offs… On les voit bien continuer sur leur lancée.

Il n’aura pas fallu attendre longtemps pour jauger les forces en présence. En Pro A, on ne fait pas dans le détail : dès la première journée, l’ASVEL recevait Monaco alors que Strasbourg se déplaçait au Mans, pour un remake des deux dernières demi-finales de play-offs. A l’Astroballe de Villeurbanne, le promu surprise de l’an passé a pris sa revanche et a nettement dominé les champions en titre (74-90) Deux enseignements à tirer de cette rencontre : pour l’ASVEL, sa quête de doublé va être des plus ardues (seul Limoges y est parvenu lors des dix dernières années). Du côté du rocher, le rouleau compresseur est déjà bien huilé. Dans la Sarthe, pour l’autre choc de la 1ère journée, Le Mans est difficilement venu à bout de Strasbourg, finaliste des quatre dernières éditions (73-71). Autre événement de cette première journée, les grands débuts en Pro A de l’histoire du Portel. Les joueurs de l’EESM, malgré une salle en fusion, se sont inclinés face à Nanterre (65-84).

Félix Gabory

Premier League : United resplendissant, Liverpool triomphant, et Chelsea décevant

C’est grâce à une large victoire face au champion anglais Leicester, que Manchester United a retrouvé le chemin de la victoire. Avec une mi-temps qui a frôlé la perfection, avec 4 buts inscrits et aucun concédé, les Red Devils ont su taire les critiques qui s’abattaient sur eux depuis deux semaines. L’équipe de José Mourinho remonte à la sixième position du classement de Premier League, avec six longueurs de retards sur City, vainqueur 1-3 de Swansea, et à seulement trois points d’Arsenal, qui a humilié Chelsea (3-0) à l’Emirates Stadium. De son côté, Liverpool s’est logiquement imposé face à Hull City (5-1), avec un doublé de Milner sur penalty. Les Reds recollent quatrième au classement, ex aequo avec Arsenal. Plus que jamais, ce championnat anglais est extrêmement compétitif, et personne n’est à l’abri des critiques.

La Liga : Un Barça imposant, un Atlético qui fait le job, et un Real Madrid méconnaissable

Ce week-end de Liga était des plus attendus. Après les matchs nuls des trois candidats au titre de champion en milieu de semaine (1-1 du Barça face à l’Atlético, et 1-1 du Real Madrid face à Villareal), les trois équipes étaient attendues au quart de tour, avec pour seul objectif la victoire. Tout le monde a répondu présent, sauf le Real Madrid, qui a à nouveau concédé le nul, cette fois-ci face au club de Las Palmas (2-2). Un match marqué par l’humeur de sa star Cristiano Ronaldo, après avoir été remplacé à la 72’ minute de jeu. L’équipe de Zinedine Zidane a mené deux fois au score, mais deux grossières erreurs défensives de la paire Varane-Ramos ont permis aux locaux d’égaliser et d’empocher un point de plus. Le Real reste premier avec désormais un point d’avance sur le Barça, qui a quant à lui régalé ses fans après son large triomphe (0-5) sur le terrain du Sporting Gijón. Ce match a toutefois été marqué par la blessure de Lionel Messi, touché à la cuisse et qui sera absent des terrains pendant trois semaines. De son côté, l’Atlético Madrid recevait le Deportivo La Corogne, et c’est grâce au but du français Antoine Griezmann que les colchoneros ont décroché les trois points et conservent leur troisième place, devant Villareal.

Top 14 : Un classico qui a tenu ses promesses, et La Rochelle toujours leader

C’était LE match attendu depuis plusieurs semaines. Le classico opposant Toulouse à Paris a attiré les regards de tous les fans de la planète rugby, bien que les deux équipes n’aient pas initié leur saison de la meilleure façon. Dans ce choc entre deux fervents groupes de supporters, c’est bien le Stade Toulousain qui a remporté la bataille, 23 à 18 contre le Stade Français, victime de l’expulsion de son capitaine Sergio Parisse sanctionné à la 37’ minute suite à un plaquage dangereux sur Galan. Du côté de la Charente-Maritime, le leader La Rochelle recevait Bayonne, avant dernier du classement, avec pour seule envie d’empocher la victoire, si possible avec le bonus offensif. Ce fut chose faite, puisque les Rochelais se sont largement imposés (34-17), et conservent leur place de leader, avec deux points d’avance sur Clermont, qui a subi sa première défaite de la saison sur le terrain de Toulon (23-21).

Ricardo Pinto Maia

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