8 BONNES RAISONS DE VOIR (OU REVOIR) LAURENCE ANYWAYS

La sortie en salle cette semaine de Juste la fin du monde, dernier long-métrage de Xavier Dolan adapté d’une pièce de Jean-Luc Lagarce, avec au casting Marion Cotillard, Léa Seydoux, Gaspard Ulliel et Vincent Cassel, m’a donné envie de me replonger dans l’une de ses œuvres majeures : Laurence Anyways.

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Crédit photo: allocine.fr

Mais au fait : c’est QUOI Xavier Dolan ? C’est tout d’abord des longs dialogues face caméra dans un silence total, des ralentis, des flous, des gros plans, des héros en pleine crise existentielle mais aussi des sublimes B.O éclectiques : de Moderat à Céline Dion en passant par la musique classique.

Mais Xavier Dolan c’est aussi de superbes séquences oniriques, aussi léchées et esthétiques que des tableaux et des intermèdes musicaux glissés un peu partout dans chacun de ses films.

En 2012, il sort Laurence Anyways, son troisième long-métrage après J’ai tué ma mère en 2009 et Les Amours imaginaires en 2010. Un couple en crise, la question du changement de sexe, un beau film sur l’amour sans genre ; je me suis alors demandée quelles étaient les huit bonnes raisons de voir -ou revoir- Laurence Anyways.

Raison numéro une : Parce que c’est Xavier Dolan tout simplement et que le reste de sa cinématographie suffit à prouver que son talent n’a jamais cessé de croître d’année en année.

Raison numéro deux : Parce que Melvil Poupaud (acteur fétiche d’Eric Rohmer nous livre un jeu d’acteur tout sauf ridicule, mélancolique et délicat à la fois.

Raison numéro trois : Suzanne Clément. Trop peu connue du paysage cinématographique français, cette immense actrice québécoise a reçu pour ce rôle le prix d’interprétation féminine dans la sélection Un certain regard, à Cannes, pour sa prestation en tant que femme amoureuse et perdue.

Raison numéro quatre : Pour la magnifique bande originale. C’est parfois rétro 80’s avec Duran Duran, Kim Carnes ou Visage, parfois dramatique avec Beethoven ou Prokofiev ou tout simplement indé avec Moderat. L’énonciation de ces quelques noms ne devrait même plus vous faire douter de l’oreille musicale de Dolan.

Raison numéro cinq: Parce qu’en ces temps-ci, on a besoin d’histoires d’amour. Qu’elles soient hétérosexuelles, gays, lesbiennes ou transsexuelles : le réalisateur nous prouve que l’amour n’a pas de frontière du genre, et ça fait du bien.

Raison numéro six : Pour pouvoir sans complexe apprendre les meilleurs jurons et expressions Made in Québec. Tabernacle !

Raison numéro sept : Pour verser une petite larme devant tant de beauté surréaliste (vous en avez beaucoup vu vous des scènes de films avec des vêtements qui tombent du ciel au ralenti?). Tout est symbolique, tout est suggéré. Comme simple et complexe à la fois.

Raison numéro huit : Parce que vous en sortirez grandi et chamboulé. Comme si le réel s’était transformé en un poème de Paul Eluard et que chaque jour vous vous répéterez ces quelques vers :

« Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer
Liberté. »

Juliette Ritoux

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