Rapide et Furieux (7), histoire d’une chronique !

Je m’étais pourtant juré de ne rien dire ou plutôt de ne rien écrire sur ce dernier film de notre cher ami James Wan, réalisateur des chefs d’œuvres Anabelle, Insidious ou encore Saw, quel génie ! Oui mais voilà, après une semaine et un démarrage  excellent pour ce « film » (plus de 2 000 000 d’entrées !!!), ma colère bouillonnante se devait d’exulter…

« Voitures et filles à poil »

Fast and Furious, saga sans fin, voitures et filles à poil, testostérones et biceps, bref, tout ce que j’aime. Pour être franc, je n’ai même pas pris la peine de regarder ce dernier opus, ni d’ailleurs les précédents. En partie car je ne me voyais pas payer une place pour regarder cette chose mais aussi et surtout car j’aime le cinéma ! Car voilà pour moi le fond du problème.

En effet, je ne m’aventure pas à critiquer le film en lui-même, qui par ailleurs à ma grande surprise et mon profond désespoir n’est pas complétement descendu par les critiques. Effet Paul Walker ? Les quelques scènes que j’ai d’ailleurs malencontreusement pu voir ne m’ont pas entièrement  choqué. J’étais simplement attristé et j’ai même presque apprécié une légère ironie de ton,  qui ne m’aura quand même pas empêché quelques cauchemars de culpabilité.

Un appauvrissement du cinéma ?

Soit, revenons à l’essentiel. Fast and Furious, qu’est-ce que c’est ? A vrai dire je ne sais pas vraiment, tout ce que je puis dire c’est que ce n’est pas du cinéma. Etendard d’une industrie de blockbuster fleurissante, le succès de ce genre de production m’attriste véritablement. Aller voir cet anti-cinéma, qui n’a rien à voir avec l’art de filmer et qui pour autant trouve son public, me pousse à croire que nous ne sommes plus capables  de différencier le bon du mauvais. Certes, nous n’allons pas tous au cinéma pour les mêmes raisons et le divertissement a sans doute une place, mais de là à plébisciter une vaste mécanique, qui standardise toujours plus les goûts et qui appauvrit un art pourtant si beau, je ne sais pas si cela en vaut la peine. Ainsi Fast and Furious représente à mes yeux le symbole ultime de cet appauvrissement du cinéma. Ne pas aller voir ce film est ainsi un choix, le choix de ne pas encourager la platitude au détriment de la créativité.

Mais rien ne sert de larmoyer. Car Fast and Furious 7, le septième de trop, nous livre tout de même des instants de poésie incomparables. Je vous laisse apprécier cette réplique:

« je vais te casser ce doigt en six et te le carrer là où le soleil ne brille jamais ».

Antonioni n’a qu’à bien se tenir, la beauféthie a pris son relais !

Maxime Laure

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