Et revoilà Saul !

C’était sûrement l’une des séries les plus attendues de l’année. Le bien nommé Better Call Saul, soit le spin-off de Breaking Bad, est actuellement diffusé sur Netflix et sur la chaîne américaine AMC depuis le 8 février.

Un retour très attendu

C’était la série par excellence, le genre de série qui pouvait vous faire passer des nuits blanches, tant le suspense était haletant, et l’envie de voir la suite dès le générique de fin, irrépressible. C’était une série absolument incontournable, devenue un véritable phénomène au fil des saisons. En septembre 2013, Breaking Bad se terminait, mettant un point final aux aventures de Walter White. Avec plus de 10 millions de téléspectateurs pour l’ultime épisode, l’acquisition de 19 prix et de 49 nominations; les chiffres sont assez éloquents pour nous démontrer à quel point le succès de ce banal professeur de chimie, devenu l’un des plus grands barons du crime; fut au rendez-vous. Inutile donc de préciser que pour les très nombreux fans de la série, le retour des deux acolytes Vince Gilligan et Peter Gould derrière les caméras, soit les deux créateurs géniaux de cette série déjà culte, était attendu depuis bien longtemps, et loin de nous l’idée d’être hyperboliques ! Chers lecteurs, nous sommes heureux de vous annoncer que ce retour est enfin acté !

L’avènement de Saul Goodman

Pour leur « come-back », les deux producteurs ont décidé de s’intéresser de plus près à l’un des personnages phares de la saga : Saul Goodman. En 2009, lors de la diffusion de la saison 2, les téléspectateurs avaient alors rencontré ce personnage loufoque, apportant souvent une fraîche touche d’humour. Avocat corrompu, il agissait alors aux côtés des deux personnages principaux: Walter White et Jesse Pinkman. Entre magouilles et blanchiment d’argent, Saul Goodman était ainsi devenu un personnage incontournable de la série durant près de quatres saisons. Bien entendu, il était loin d’être l’avocat à appeler en cas de démêlés avec la justice, mais le personnage interprété par l’excellent Bob Odenkirk joua quand même un rôle non négligeable dans le déroulement de l’intrigue principale. L’idée d’un Spin-off  trottait dans la tête des réalisateurs depuis un petit bout de temps. En effet, Vince Gilligan et Peter Gould avaient à cœur de confirmer le succès dont ils ont bénéficié auparavant. Quoi de mieux que de revenir à Albuquerque pour suivre les aventures de Saul afin d’y parvenir ? Si l’idée de consacrer une série entière à l’un des avocats les plus célèbres de la planète n’était à l’origine qu’une blague, cette éventualité s’est rapidement cristallisée sous les traits de Better Call Saul

A la hauteur de son prédecesseur ?

Qu’est-ce qui vous pousserait à regarder cette série ? Bien entendu, certains préjugés concernant les Spin-offs ont la vie dure (Prometheus  et Star Wars, c’est vous qu’on regarde…). Mais comme vos rédacteurs du N’info sont des journalistes dévoués à leurs lecteurs, nous avons visionné en toute objectivité les premiers épisodes. Le verdict ? Dès les premières minutes de la série, nous découvrons un Saul Goodman plus maniaque et mélancolique que jamais… (Visiblement rattrapé par son passé crapuleux). Suite à une scène d’introduction intrigante et nostalgique, magistralement filmée en noir et blanc, le spectateur n’a alors aucun repère spatio-temporel sur le pourquoi du comment, si ce n’est la mélancolie du personnage en découvrant ses fameux spots publicitaires tape-à-l’oeil. Après la découverte d’un générique plutôt coloré et funky (Bien loin du sobre générique de Breaking Bad), nous découvrons Jimmy McGill, alias Saul Goodman, six ans avant sa rencontre avec Walter White. Ce retour dans le passé nous fait découvrir une facette alors inconnue du personnage. Bien loin de l’époque où son nom est placardé sur toutes les affiches de la ville, Jimmy McGill est un avocat à la petite semelle, restreint à n’être qu’un vulgaire avocat commis d’office. Même si ses traits d’avocat à la langue bien pendue et possédant la fâcheuse habitude d’être en mauvaise posture se vérifie, son véritable visage est enfin dévoilé. Better Call Saul opère une véritable mise à nu du personnage. Jamais auparavant, il nous avait été octroyé l’occasion d’en apprendre plus sur sa vie personelle, or c’est précisément ce point qui donne tout son intérêt à la série.

Cet atout n’est pas seul, loin s’en faut ! Effectivement, la série se déroulant six ans en arrière, elle nous permets de redécouvrir des personnages ayant trépassé au cours de la série originale. L’occasion pour les nostalgiques de retrouver avec plaisir des visages bien connus. Pour tout vous dire, on retrouve dès le premier épisode deux personnages  décisifs de Breaking Bad aux caractères diamétralement opposés; l’un étant particulièrement pragmatique et l’autre se caractérisant par une nervosité à fleur de peau; mais tout aussi dangereux dans leur genre. La « patte » des producteurs est parfaitement visible en plusieurs points, ce qui n’est pas pour déplaire aux plus grands fans. Ils sauront apprécier les angles de vue et la retranscription unique des paysages désertiques du Nouveau-Mexique. N’oublions pas non plus la construction particulièrement réussie des épisodes, et le suspense palpitant que les réalisateurs arrivent à mettre en place à la fin de chaque épisode (Une véritable référence). Rajoutons à cela une ambiance sonore toujours aussi bonne, un humour noir savamment intégré et des épisodes un peu plus rythmés que les débuts de Breaking Bad (notamment les séances mémorables de procès), et vous obtenez un savant mélange qui enchantera les plus réfractaires. Si avec tout ça vous n’êtes pas convaincus…

Une recette qui gagne

Ce qui demeure sûr et certain, c’est que Better Call Saul avait beaucoup d’yeux tournés vers lui. Il est incontestable qu’un spin-off d’une des séries les plus célèbres de tous les temps susciterait de nombreuses interrogations. Pour preuve, presque 7 millions de téléspectateur s’étaient pressés devant leur télé aux Etats-Unis pour le premier épisode, soit la meilleure audience de la chaîne AMC pour un premier épisode. C’est ce qu’on appelle un début réussi. Néanmoins vous n’êtes pas dupes, une grande part de curieux a fait monter les audiences, et il n’est pas à exclure une baisse de régime pour les épisodes à venir. Pour notre part, nous continuerons de suivre les déboires du maladroit Saul Goodman. Même si récemment, Vince Gilligan affirmait qu’il lui serait impossible de retrouver la recette qui a fait de Breaking Bad un tel succès, à l’image de parents ayant oublié comment fait-on de beaux bébés, selon nous, la paire de producteurs n’a pas perdu la recette du succès, et leur nouveau bébé est plus que réussi.

Félix Gabory

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