Une vague viking dans le sud !

Que se passe-t-il lorsque des groupes de métal nordiques descendent jusqu’à Bordeaux ? C’est ce qu’ont pu découvrir les amateurs de riffs de guitares électriques ce samedi 7 février en se rendant sur le chemin familier qui mène jusqu’à la Rock School Barbey !

À 20H15, heure à laquelle la Rock School ouvrait ses portes, la queue semblait déjà bien fournie. Devant la salle de concert, une masse noire s’agglutinait dans l’espoir d’avoir LA meilleure place pour profiter du spectacle. Du type lambda aux personnages cornus en passant par une tignasse aux couleurs flashy, tous les représentants des différentes communautés d’amateurs de métal semblaient s’être donné le mot.

Première partie : les Wind Rose

Une fois fouillé et dépouillé de tout objet potentiellement dangereux par les gardes à l’entrée, c’est enfin l’accès au bar, au merch et surtout, à la salle où se déroule le show. Malheureusement, le temps pris pour faire rentrer tout le monde a fait manquer à certains le début de la performance du groupe de métal alternatif Wind Rose.

Contrairement à d’autres concerts où les premières parties sont lésées par le public, les musiciens, tout droit venus d’Italie, ont eu le plaisir de jouer devant une salle comble. Dur de se faufiler dans la foule compacte pour se trouver une place. Celle-ci était déjà captivée par la performance du groupe.

Le chanteur de Wind Rose faisait preuve d’une bonne interaction avec le public, l’invitant même à venir s’abonner à leur page Facebook et à chanter avec lui. Dommage que le niveau d’anglais des français reste parfois trop approximatif pour comprendre ce que l’on attend de lui… Le chanteur a parfois dû se sentir très seul. La musique en elle-même était agréable à l’écoute, avec des solos de clavier remarquables. Le groupe, très professionnel, ne s’est pas laissé démonter par le petit problème technique qui a fait crépiter les enceintes à plusieurs reprises. Un show à la limite du parfait pour faire la promotion de leur second album, « Wardens of the west wind » sorti en Février 2015 !

Seconde partie : Skálmöld

Après une pause, Wind Rose a fait place à Skálmöld, un groupe de folk/viking métal islandais. Pour des fils du froid, il faut dire que ces gars savent mettre le feu à la salle. Une entrée sur scène sur un son presque religieux, ils ne perdent pas une minute en commençant avec un enchaînement de chansons péchues pour chauffer le public. Puis, le groupe se calme pour offrir aux fans de métal dit viking un registre un peu plus folk et un panel de chants allant du scream « grunt » à un scream plus clair, le tout accompagné de choeur. Voilà la recette scénique de ces gars venus du grand Nord. Le public ne s’est pas fait prier pour apprécier ce son décidément bien travaillé.

Comment décrire l’ambiance sans citer le mot « pogo », pratique consistant à se bousculer dans tous les sens pour se défouler ? Plusieurs jeunes femmes ont même pu se faire porter par de fortes épaules afin de mieux apprécier le spectacle tandis que dans la foule, certains tentaient tant bien que mal de parler islandais ! Pendant l’entracte, Nicolas, étudiant en psychologie et grand fan de métal bourrin nous confie « C’était bien, mais comme un peu tous les groupes amateurs ils avaient tendance à se répéter. En tout cas c’est mon ressenti, surtout pour ce qui est des introductions des chansons par le chanteur. »

Pour le grand final : Eluveitie

Enfin Eluveitie apparaît sur scène. Au fond, sur des banderoles, sont inscrits les mots Uodextes, à droite et Adandamos, à gauche. Enigmatiques, ces mots sont en fait tirés de la chanson Carry the Torch du dernier album du groupe, sorti en 2014, « Origins ». La bande suisse a plus d’une corde à son arc, mélant le chant clair de Anna Murphy et le scream de Chrigel Glanzmann au son d’instruments aussi originaux que la cornemuse, le violon irlandais ou la Vielle à Roue. Suite au vote du public, une chanson fut même proposée et magnifiquement interprétée dans sa version française : l’appel des Montagnes.

Les titres s’enchaînent et le public se déchaîne. Pogos, Wall of Death, circle, des fans se faisant porter par la foule, parcourant la salle soulevés par une marée humaine etc. Le concert restera gravé dans la mémoire des fans et probablement pour certains, sur leurs côtes…

Quant au rappel, il finit le concert en beauté avec la chanson Inis Mona qui reprend l’air bien connu de la chanson traditionnelle bretonne « Tri Martlod » !

Chelsea Castillon

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