Bis : une seconde chance pour deux géants du rire

Qui n’a jamais rêvé de s’offrir la chance de revenir dans le passé pour modifier sa vie ? Nombreux d’entre vous ont sûrement déjà rêvé de s’offrir le jubilé d’un retour en arrière. Pouvoir corriger quelques détails dans votre existence, aussi bonne soit-elle, tentant non ?

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Evidemment, cela vous est impossible. Pourtant, Kad Merad et Franck Dubosc, alias Patrice et Éric, se sont vus octroyer cette possibilité. Comme quoi, la célébrité offre de sacrés avantages. Même si ces deux monuments de l’humour faisaient parti de la même distribution du film Iznogoud en 2005 (un film à oublier), ils n’avaient jamais eu l’occasion de se croiser en plateau. Ce film place donc ce duo tout en haut de l’affiche pour la première fois.

C’est dans l’imagination de l’excellent Dominique Farrugia, qu’a fleuri l’idée de ce couple inédit à l’écran. Ce qui est sûr, c’est que la complicité entre les deux acteurs/humoristes saute aux yeux. Il faut aussi dire que « Farrudg » n’a pas pris de gros risques avec deux humoristes expérimentés et adeptes de la franche deconnade. Pour l’ancien membre des Nuls, l’ébauche de ce film lui est venu avec un concept simple : la vie est un brouillon qu’on aimerait mettre au propre.

En effet, la vie de Patrice et d’Éric, deux amis d’enfance, ne correspond pas vraiment à ce qu’ils espéraient lorsqu’ils étaient jeunes. Le premier, interprété par Kad Merad, est un gynécologue reconnu, totalement embourgeoisé et désabusé, qui passe plus de temps à dédicacer son dernier livre sur la fécondation in vitro qu’à profiter de sa femme. Le second, incarné par le héros de Camping, est un célibataire sans attaches, multipliant les conquêtes au volant de sa Smart coiffé d’un sushi (cela donne lieu à quelques situations cocaces), restaurant chinois dont il est propriétaire oblige. A la suite d’une soirée quelconque, les deux amis se voient projetés en 1986, aux prémices de l’âge adulte. L’occasion pour eux de changer leur vie qui est loin de les combler.

Si la scène où les deux personnages quittent 2014 pour revenir en 1986 est loin d’être impressionnante, et même, qu’on se le dise, ridicule; le film offre aux spectateurs un bon moment de divertissement. Certes, le film a des aspects d’un remake raté de retour vers le futur. Même s’il ne connaitra probablement pas le même succès que le film de Robert Zemeckis, bis vaut tout de même le détour si vous cherchez un bon moment de rigolade, car un retour en 1986 offre des situations totalement loufoques, comme voir Kad Merad se recoiffer. Et ça, ça n’a pas de prix. La scène rappelant vaguement une scène de Terminator, où les deux acteurs se réveillent absolument nus au fond d’une cave sera sûrement très appréciée.

Le film a eu le privilège d’assurer l’ouverture du très renommé festival de l’Alpes d’Huez 2015, rien que ça. A cette occasion, bis avait recueilli les clameurs du public. Pour notre part, nous n’en avons pas été jusqu’à applaudir un film qui ne sera assurément pas le film de l’année. Mais la comédie de Dominique Farrudgia saura vous faire rire à de multiples reprises, et pour une comédie, c’est bien le principal.

Rencontre avec Franck Dubosc à l’occasion de la conférence de presse organisé par le cinéma Mega CGR le Français

La campagne de promotion du film se cristallisa sous les traits de Franck Dubosc, un acteur qui ne laisse personne indifférent. En effet, qui ne connaît pas ses traits de séducteur un peu niais, ses débardeurs colorés et surtout l’incontournable slip de Patrick Chirac

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En exclusivité: Kad et Franck

Avec une filmographie considérable, l’humoriste s’est associé pour la première fois avec Kad Merad. C’est assez étonnant de ne découvrir qu’aujourd’hui un duo entre les deux acteurs. Franck Dubosc nous confiait très bien connaître son compère et se réjouissait de tourner (enfin) avec lui. Il fut particulièrement satisfait de sa relation avec Kad durant le tournage, et il faut dire que cette complicité crève l’écran. Entre délires et fous rires sur le plateau, ils demeuraient professionnels et concernés. Si Franck Dubosc avait un petit peu d’appréhension pour sa première avec Kad Merad, il fut très agréablement surpris de constater qu’il n’y eut aucune concurrence entre les deux partenaires. Les deux compères se partagent l’écran à merveille, dans une ambiance bon enfant et toujours cordiale.

Allô papa, bobo…

L’acteur revenait ensuite sur l’une des scènes marquantes du film auprès de Gerard Darmont, ce dernier jouant le père d’Eric mort en 2014, mais bien vivant en 1986. Lors de la scène d’adieux avec son père, au-delà d’une scène particulièrement touchante et réussie, on pouvait desceller un point très sensible dans le jeu de l’acteur. En effet, même si les conditions n’étaient pas du tout les mêmes, Franck Dubosc nous avouait avoir déjà vécu une scène d’adieu similaire avec son père. Cette expérience douloureuse se retrouve dans la performance sublime de l’acteur avec un Gerard Darmont toujours aussi bon, d’autant plus qu’il n’aura fallu qu’une seule prise pour que ce soit dans la boîte. Bravo Franck !

L’ouverture du réalisateur

L’acteur français discuta également de sa très bonne relation avec le réalisateur Dominique Farrugia. Ayant déjà joué sous sa tutelle en 2011 avec Le marquis, Franck Dubosc fut très emballé de retravailler avec lui. Cependant si Kad Merad n’hésita pas une seule seconde, jusqu’à accepter l’offre tard dans la nuit et juste après avoir achevé la lecture du scénario, Franck Dubosc quant à lui, émit quelques réserves sur son personnage. Après quelques retouches apportées à son personnage en adéquation avec le réalisateur, l’acteur fut de la partie. Il se réjouit de la bonne compréhension de Dominique Farrugia, toujours ouvert aux propositions et qui plus est donnant une très grande liberté dans le jeu des acteurs.

A la croisée des chemins

Aujourd’hui, l’acteur pense être à un moment charnière de sa carrière. En effet si son image de comique un peu beauf lui colle à la peau, il souhaiterait peu à peu s’en éloigner. Or il se confronte à son public qui réclame cette image de lui à chacun de ses rôles. Plus que lui-même, c’est surtout le public qui a façonné son personnage. Aujourd’hui, il se sent plus mature, et en tout bon acteur qu’il est, il aimerait faire évoluer sa gamme de performances vers des rôles plus dramatiques et même plutôt des seconds rôles. A titre d’exemple, il cite Fiston, où il ne joue pas un rôle comique et où c’est bien Kev’ Adams qui détient le premier rôle. En effet, il ne souhaite surtout pas avoir son nom plus grand que l’affiche. Très humble, il n’a pas pour ambition de monopoliser l’attention dans un film.

Alors, on n’attend pas Patrick ?

Même s’il méprise gentiment son personnage, il avouait tout de même émettre quelques regrets à certains moments de sa carrière qu’il aurait pu mieux négocier. A son âge, l’acteur souhaite découvrir autre chose, mais il ne peut totalement se détacher de son personnage auquel il reste très attaché. Pour passer à autre chose, Franck Dubosc souhaite clore son personnage fétiche en beauté. Pour cela, il nous révèle un personnage plus profond que jamais dans le très attendu Camping 3. On en meurt déjà d’envie…

Romain Ethuin & Felix Garbory

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