Bande de filles, nouveau film de Céline Sciamma

Je suis récemment allée voir Bande de Filles, réalisé par Céline Sciamma, film d’ouverture de la Quinzaine des réalisateurs du dernier festival de Cannes.

Céline Sciamma n’en est pas à son premier coup d’essai. Après la Naissances des Pieuvres, récompensé à Cannes en 2007 par le prix Louis Delluc du meilleur premier film et TomBoy en 2011, elle continue à traiter de l’adolescence et nous plonge dans la vie de Marieme, 16 ans, qui tente de grandir tant bien que mal dans la cité du 9-3.
Je vous raconte.

Marieme, c’est le stéréotype (vous m’excuserez le terme) de l’adolescente qui tente d’échapper à la tristesse de son quartier, entre un grand frère autoritaire et une mère jamais là, dans un univers où l’autorité masculine prône et où le climat de violence plane autour de ses jeunes qui tentent désespérément de s’en sortir.

Je vous avouerais que j’ai du mal à écrire cet article sans forcer les amalgames, et à vrai dire, Bande de Filles ne me facilite pas la tâche. On reste confiné dans une espèce de climat anxiogène, où les filles sont soumises au regard des autres et essayent de trouver leur place et leur indépendance.

Marieme est un personnage fort dans lequel on perçoit une bombe prête à exploser. Derrière son apparence introvertie se cache une grande force combative, quasi palpable quand on s’attarde ne serait-ce qu’un instant sur son regard brillant. Et sa rencontre avec Lady, Adiatou et Fily, trois filles qui détonnent, va être l’élément déclencheur. Et cette bande de fille est magnifique. Elle est pleine d’espoir. Elles dansent, se battent, crient et rigolent pour rien. Ce sont encore des enfants.

Je reste mitigée à la fin de Bande de Filles quant à ce que j’ai bien pu en penser. Un sujet un peu trop souvent évoqué : les jeunes de banlieues qui galèrent. Une fin qui me déçoit dû à une bonne demi-heure de film en trop, qui me faisait soupirer des « toujours plus » dans la salle de ciné, j’arrive finalement à trouver le mot « gâché » pour définir mon état d’esprit.

Néanmoins, je lève mon chapeau quant à la production stylistique, que je qualifierais d’extraordinaire, et à la bande son géniale signée par Para One. J’ai été transporté par les plans, les images, la lumière, les musiques. C’est resté, en dépit d’une lassitude que j’ai ressenti sur la fin, une claque dans la gueule. En conclusion, à voir.

Lysiane

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