Job saisonnier, galère ?

L’été c’est le soleil, la plage, les amis… mais pour d’autres c’est aussi l’occasion de décrocher leur premier petit boulot. Si facile à trouver auparavant, il est devenu de plus en plus difficile en période de crise de convaincre les employeurs. Une recherche qui peut vite se transformer en corvée après de nombreux refus.

Officiellement, les étudiants peuvent travailler en entreprise dès l’âge de 16 ans. Mais leur emploi est strictement encadré par la loi et se transforme vite en contrainte pour les employeurs qui préfèrent engager des personnes plus matures. Pour les étudiants majeurs, tout dépend de leur âge et de leurs études. Il est beaucoup plus facile pour une entreprise d’engager quelqu’un appartenant déjà au secteur concerné. Celui-ci, ayant déjà étudié le domaine, sera plus rapide à former qu’une personne n’ayant aucune connaissance des bases du travail qu’elle est censée effectuer.
Entre deux examens, les étudiants souhaitant gagner un petit revenu durant l’été doivent effectuer des recherches extra-scolaire.
La première étape consiste à regarder sur le net ou dans la rue quels sont les magasins (grande distribution, prêt à porter, fast food) qui embauchent les saisonniers. Chose faite, les plus courageux peuvent approfondir leurs recherches en regardant les annonces en ligne. L’étape suivante paraît simple, la rédaction d’un CV et d’une lettre de motivation. Encore faut il savoir l’adapter à chaque entreprise. Contrairement à ce que beaucoup de jeunes gens font, on ne peut pas se contenter de faire un copier/coller d’un modèle tout prêt disponible en ligne. Comme pour des copies d’examens, si l’employeur s’aperçoit que plusieurs des candidatures reçues comportent les mêmes arguments, cela peut être pour lui une preuve du manque d’investissement du candidat. L’une des clefs possibles pour décrocher un job est de rédiger le CV et la lettre de motivation qui sortiront du lot.
Pour certains, c’est une épreuve, pour d’autre, il s’agit d’un don naturel. Il faut savoir se vendre. Fini la timidité et les complexes, les étudiants doivent mettre en valeur ce qu’ils savent faire de mieux. Pour ceux qui ont déjà une expérience dans le domaine, la tâche est simplifiée car ils arrivent avec un bagage. Pour les autres, pas de panique, personne n’est bon à rien. Le tout est de compenser les lacunes de l’expérience professionnelle par la motivation et les compétences. Avoir une spontanéité pour aborder et conseiller les clients peut être un sérieux avantage sur celui qui se contentera d’attendre que l’on s’adresse à lui. Les étudiants ne doivent pas oublier que les stages et les petits boulots avec les parents font partis des expériences professionnelles à mettre en valeur auprès des employeurs. Cette étape est très importante car c’est en voyant l’écriture et l’orthographe de la lettre manuscrite que l’entreprise se fait une première image, qu’elle soit positive ou négative. Avec l’ère d’Internet, beaucoup d’étudiants préfèrent imprimer leurs lettres de motivation, ce qui n’est pas vraiment vu d’un bon œil par les recruteurs. Un autre faux pas à ne pas commettre serait de donner son CV et sa lettre de motivation au dernier moment. Premièrement, les employeurs pourraient le voir comme un manque d’organisation de la part des postulants, mais surtout, la période de recrutement pourrait bien être finie.
Pour les chanceux qui auraient réussi cette étape et reçu le tant attendu coup de téléphone ou courrier indiquant la date de l’entrevue, une épreuve reste à passer. Convaincre le directeur, ou du moins le recruteur. Pour simplifier, un entretien d’embauche est similaire à un oral d’examen. Aucun ne se ressemble, on ne sait pas sur quelles questions on va être interroger et pourtant il faut s’y préparer. Chacun sa méthode. Certains comptent sur leur spontanéité tandis que d’autre révisent leurs CV et les raisons plus ou moins honnêtes qui les poussent à postuler pour le Job. Les recruteurs aussi ont leurs méthodes, parfois même déstabilisante. La personne en face peut tenir un long monologue de présentation de l’entreprise et ne laisser aucun temps mort à l’étudiant pour placer un mot sans risquer de lui couper la parole, ou encore s’asseoir en face de lui et lui demander pourquoi il devrait le choisir lui plus qu’un autre, sans ajouter un mot. Ce genre d’entretien peut s’avérer un très bon exercice de préparation à la vie après les études mais reste désagréable pour beaucoup. Même si un entretien d’embauche s’est bien passé, rien ne garanti que l’employeur rappellera. Malheureusement, de plus en plus d’étudiants avouent devoir être pistonnés par leurs familles ou des amis pour leur premier job. Déjà en 2010, selon une étude auto-administrée en ligne réalisée auprès de 4156 personnes en France du 20 septembre au 15 octobre, 88% des Français pensent que le piston prime sur le talent. Ajoutons que près d’1 Français sur 2 a pour opinion que la France est le « pays du piston ». Espérons qu’à la fin de la crise (s’il y en aura une), ce genre de comportement diminuera.

Chelsea C.

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