Hippocrate, l’avant première.

hippocrate-affiche

Mardi dernier, mon cher et tendre m’annonce qu’il est invité à la projection en avant-première du second film du réalisateur français Thomas Lilti. Il n’a pas fallu longtemps pour me convaincre, une diffusion trois mois avant tout le monde (trop hype !) et une salle pleine de journalistes ont suffi à attiser ma curiosité.
Je me suis donc levée aux aurores ce mercredi matin pour me rendre à l’UGC de Bordeaux afin de visionner avant sa sortie officielle – oui, j’insiste – Hippocrate. Ce nom nous rappelle – à bien des égards – la médecine et ça tombe bien puisqu’il s’agit en effet d’une comédie basée sur le monde très singulier des médecins exerçant à l’hôpital.

Du côté du casting, nous retrouvons Vincent Lacoste, toujours aussi beau gosse, Félix Moati, Reda Kateb, Marianne Denicourt ainsi que l’un des acteurs français que l’on ne présente plus : Jacques Gamblin.

Hippocrate, qui a été présenté en Clôture à la Semaine de la Critique au Festival de Cannes 2014, nous plonge dans la vie de Benjamin, un jeune interne en stage dans le service de son père, le professeur Barois. Tantôt maladroit et hésitant, tantôt sûr de lui et compétant, le héros découvre le métier – pas toujours évident – de médecin dans l’enceinte d’un hôpital parisien. Tout au long du film, s’opère un croisement entre l’évolution du parcours professionnel d’un jeune diplômé et le chemin psychologique parcouru par celui-ci, le conduisant, finalement, à connaître la transition entre l’innocence de la jeunesse et les responsabilités de l’âge adulte.
Thomas Lilti nous surprend sans cesse en mélangeant les genres et en jouant ainsi avec les émotions des spectateurs. Le film, annoncé comme étant une comédie dramatique, tient ses promesses et ne m’a pas fait regretter mon choix. En effet, le jeune réalisateur nous en fait voir de toutes les couleurs en nous faisant passer du comique au tragique sans oublier une pointe d’émotion nécessaire à la réalisation d’un film plus que touchant. Le réalisateur, étant lui-même médecin, a mis un point d’honneur à représenter fidèlement la réalité et c’est un succès car le film regorge de références avérées quant à l’univers médical hospitalier. Une subtilité d’autant plus appréciable qu’elle permet de se détacher des clichés souvent exploités dans les séries médicales américaines.

En sortant de la salle obscure après une heure quarante, j’ai le sentiment d’avoir été l’objet d’une transmission de connaissances, un savoir pas seulement médical ou scientifique mais aussi et surtout humain. Ceci associé à une manière de filmer originale ornée de quelques scènes silencieuses rappelant le cinéma d’art et d’essai, Hippocrate semble avoir tous les atouts pour bénéficier d’une place de choix à l’affiche des cinémas français.

En bref, si vous voulez passer un bon moment, que vous êtes amateur de film sans fioritures et que vous et votre penchant schizophrène aimez la multiplicité des sentiments, je vous en fais le serment, Hippocrate est fait pour vous.

En attendant la date de sortie prévue pour le 3 septembre, je vous laisse découvrir la bande-annonce.

Louise Buyens (spectatrice de l’avant première).

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