Godzilla, un monstre débridé

Ce vendredi 16, c’est enfin la sortie au cinéma du tant attendu « Godzilla » de Gareth Edwards, avec la présence de Bryan Cranston (Walter White) et de Aaron Taylor-Jonhson(de Kick Ass) comme vedette. Après King Kong, c’est au tour du plus grand des lézards du cinéma de se refaire une jeunesse. Après 50 ans, ce dinosaure des temps modernes n’est pas impressionné face aux créatures en tous genres du cinéma, et compte bien garder sa place de monstre emblématique dans l’imaginaire des petits comme des grands.

Crée en 1954 par le producteur japonais Tomoyuki Tanaka, il était à l’origine l’incarnation même de la peur des retombées nucléaires sur les espèces vivantes dans la période d’après guerre au Japon.
À la fois haï et adoré selon les adaptations, ce lézard géant a inspiré une trentaine d’œuvres cinématographiques depuis.

Le thème du premier film était le réveil d’un monstre millénaire par les essais nucléaires américains dans le Pacifique, ce qui lui a valu une censure et un nouveau montage aux États-Unis. Le but de celui-ci était d’atténuer au maximum l’image négative des américains dans le scénario. Dans certaines versions, il serait le dernier représentant de son espèce, endormi au fond des eaux, ce qui n’est pas sans faire penser au célèbre monstre du Loch Ness. Faudrait-il là aussi faire des essais nucléaires pour avoir une chance de réveiller la légende ?

Suite à son exposition aux radiations, Godzilla aurait développé un souffle de feu nucléaire, détruisant tout sur son passage. On peut voir dans ce mutant l’incarnation d’un dragon des temps modernes, crée par la folie de l’Homme. Adapté à notre époque, il se bat non pas contre des chevaliers, mais contre des militaires !
Au fil des années et des films, le dinosaure mutant a évolué peu à peu, passant de l’image de monstre destructeur à celle de protecteur de la nation. Aussi incroyable que cela puisse paraître, lorsque l’on voit le museau peu avenant de ce dangereux spécimen, de nombreux enfants en feront leur icône. Ceux nés dans les années 90 se souviennent probablement avec affection de leur enfance bercée par les aventures de ce monstre fabuleux dans la série animée « Godzilla la serie ».

On se remémore avec nostalgie le combat mené par ce brave géant pour protéger sa ville. Pour l’anecdote, il faut savoir le reptile mis en scène dans la série est en fait la progéniture du monstre d’origine dont on voit éclore l’œuf…à la fin du film américain ! On retrouve ainsi le professeur Nick Tatopoulos, ainsi que sa petite amie journaliste, menant une équipe de chercheurs afin d’étudier le spécimen. C’est sans compter sur l’apparition de monstres tous plus agressifs les uns que les autres qui ne l’entendent pas de cette oreille, et aimeraient bien croquer un bout de la ville du « Roi des lézards ».

Certains diront que tous les thèmes semblent avoir été abordés, que Godzilla c’est du revu et digéré. Comment le réalisateur Gareth Edward compte-il revisiter cette histoire sans donner l’impression de déjà vu ? L’un des arguments les plus évidents lorsque l’on voit la bande d’annonce est : Les effets spéciaux.
Ce n’est pas le plus important dans un film, mais il faut se l’avouer, si on veut mettre en scène le plus grand « dinosaure » de tous les temps, on a pas droit à l’erreur en matière d’images de synthèses. De nos jours, les séries, pour ne pas citer « Game Of Thrones » et ses dragons, possèdent des effets spéciaux si développés qu’il serait une honte qu’un film d’une telle envergure ne puisse les égaler.
Le film tourné en 1998 avec Jean Reno était certes bien réfléchit concernant la trame, mais si il y a une chose que l’on peut dire aujourd’hui, c’est que le lézard numérique de ce film a très mal vieilli. Presque vingt ans plus tard, et sur certains plans, le Godzilla de Roland Emmerich n’arrive même pas à la cheville du graphisme des monstres de jeux vidéos.

Le second argument majeur pour aller voir ce film est qu’il fait clairement référence à la première version de l’histoire. Dans la bande d’annonce, il est question d’essais nucléaires faits dans le Pacifique en 1954 qui auraient réveillé une créature, mais cet événement est envisageable sous un autre angle ! Il est clairement dit qu’il ne s’agissait en fait pas d’essais mais bien d’une tentative pour tuer le monstre.

La vraie question est donc « Pourquoi Godzilla ne vient-il attaquer le nouveau continent que 60 ans plus tard ? »

Chelsea C.

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