Une Promesse – un film de Patrice Leconte

Patrice Leconte, réalisateur prolifique et touche à tout (il est aussi romancier, auteur de bandes dessinées et metteur en scène de théâtre), à qui l’on doit notamment la saga des « Bronzés » ou plus récemment « Le magasin des suicides », signe avec « Une promesse » son trentième film.

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Le casting a de quoi ravir les fans d’Harry Potter et de Game of Thrones, car messieurs Severus Rogue (Alan Rickman, sans les longs cheveux noirs) et Robb Stark (Richard Madden, sans la barbe) sont en tête d’affiche. Quant à la figure féminine du film, Rebecca Hall, on a notamment pu la voir dans « Vicky Christina Barcelona ».

L’histoire se déroule en 1912, en Allemagne. Un vieil homme malade (Alan Rickman, choisi pour son humanité et sa retenue), marié à une femme d’une trentaine d’années, (Rebecca Hall) est patron d’une usine de sidérurgie. Son état de santé lui imposant de rester à domicile, il embauche un jeune diplômé (Richard Madden, qui était ravi selon le réalisateur de se détacher un peu de son rôle de King of the North) pour être son secrétaire particulier. Forcément, le jouvenceau et la jouvencelle tombent amoureux, mais sans se le dire. Tout passe par les regards, les gestes… jusqu’au jour où le pauvre vieux découvre le pot aux roses et décide d’envoyer son protégé au Mexique pour deux ans. La principale question suggérée est donc : que reste-t-il d’une relation amoureuse après une séparation par le temps et l’espace ?

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« Une promesse » est adapté d’une nouvelle de l’autrichien Stefan Zweig, parue en 1929 et intitulée « Le voyage dans le passé ». Cependant, Patrice Leconte a pris quelques libertés dans son film, à commencer par le titre, qu’il explique par l’aspect plus chronologique du film par rapport à la nouvelle. Les métaphores sont également plus présentes dans le film, que le réalisateur voulait sensuel quand tout n’est que suggéré. De plus, « Une promesse » se veut plus optimiste que la nouvelle dont il est adapté. (pour la petite histoire, Stefan Zweig s’est suicidé en s’empoisonnant avec sa femme car ils « ne supportaient plus l’agonie du monde », donc c’est vrai que question optimisme…).

Mais justement, il est fort probable que changer la fin et donc le ton de cette adaptation enlève en grande partie l’intérêt de l’histoire… le film est un peu long, la façon de filmer un peu lourde, et malgré le jeu plutôt bon des acteurs (mention spéciale à ce cher Alan Rickman, tout en retenue), on a du mal à vraiment y croire.

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Patrice Leconte voulait d’une histoire intemporelle, tout en étant nostalgique : pas de film d’époque, pas de sentiments démodés et poussiéreux, mais des façons de s’aimer « qui nous manquent, car tout va trop vite ». En effet, selon lui, « le film tient le coup car Dieu merci il n’y a pas de Skype ou d’iPhone, sinon ça ne marcherait pas ». Mais est-ce que ça marche vraiment ? A vous de voir.

Le film sortira sur nos écrans le 16 avril.

Maëva H

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