Pourquoi le 1er avril je pleurerai comme une fillette. Hommage à HIMYM.

Le 1er avril marquera la fin d’une ère. Certains ont ressenti comme un grand vide quand Harry Potter s’est fini, pour moi ce sera la semaine prochaine, après avoir visionné l’épisode final de How I Met Your Mother.

Car oui monsieur, exactement madame, How I Met Your Mother est une grande série qui mérite plus de respect ! Et voilà pourquoi.

Une fresque générationnelle

Au même titre que l’excellent Scott Pilgrim (Film et comics), HIMYM réunit tout au long de ses épisodes un condensé de culture pop et retranscrit dans son ensemble la vie, les références et les habitudes de toute une génération. C’est pourquoi on se sent si proche de ses personnages, qui deviennent peu à peu comme des amis avec qui on peut rire et pleurer.

Au-delà des déboires et relations d’un bon groupe d’amis, on suit la confrontation des personnages avec l’entrée à l’âge adulte, la vie active, les séparations, la mort, la sexualité, l’éducation, les petits et les grands mensonges, … De ma propre opinion, jamais une sitcom a su nous faire rire avec autant de réalisme et de sincérité.

La culture geek est aussi un aspect important, bien que sous-jacent de la série.
Là où The Big Bang Theory tente de caricaturer maladroitement la vie de nerds asociaux, How I Met parvient réellement à montrer qu’aujourd’hui, on peut être fan de Star Wars, d’ Indiana Jones et de Superman, tout en ayant une vie sociale et amoureuse tout à fait normale.
Car entre un Sheldon Cooper maladroit et sans surprise et un Barney Stinson awesome à multiple facettes qui est lui aussi un pur geek (Stormtrooper et Katana dans le salon, références à Star Wars [  » Think of me like Yoda, but instead of being little and green I wear suits and I’m awesome. I’m your Bro – I’m Broda.  » ] et à Indiana Jones, simulateur d’hologrammes, …) , le choix est vite fait. Et ce n’est pas tout, la série amène aussi à se poser des questions, comme « Et si la femme de ma vie déteste Star Wars ? » .

Mais tout l’humour ne réside pas que dans des références, la série devient elle-même une référence en se créant des mythes.

Les mythes

Avant toute chose, je tiens à soutenir le fait que NON, la série ne tourne pas que autour du personnage de Barney Stinson et c’est loin d’être le seul personnage à apporter de l’humour. (même si on ne peut pas nier que Neil Patrick Harris a un énorme charisme et a parfois sauvé les meubles sur la dernière saison)

Ce qui distingue une bonne série d’une série legendary, c’est avant tout la création de mythes. Ca peut passer par des répliques cultes, des running gags ou des inventions farfelues qui marquent les esprits. HIMYM réunit tous ces éléments. Du Pineapple Incident, au Blitz, en passant par le Slapbet, Blah-Blah, The Naked Man, The Slut Pumpkin, ou encore les sandwichs… On retient ces histoires comme si elles nous étaient arrivées et les fans sourient aux clins d’œils adressés à ces références, qui sont parfois entrées dans la culture populaire. (Sérieusement, le Naked Man, c’est devenu un phénomène)

[ Instant Spoil/ ]

D’ailleurs, quel fan n’a pas eu un sourire teinté d’une perçante nostalgie en regardant dans l’épisode Gary Blauman (saison 9 episode 21) les anciens personnages défiler ? Un goût amer de fin qui nous arrache presque un « putain, qu’est-ce qu’elle était bien cette série. ».

[/ Instant Spoil]

De véritables ressorts scénaristiques et du travail cinématographique

Quand on pense à une sitcom, on s’imagine généralement une production assez cheap, des décors très clos, des gags très redondants et une histoire qui se limite à « who banged who ». Or à l’ère de la Quality Television, il en fallait plus à How I Met Your Mother pour s’élever au rang de sitcom mythique (et à mon sens la meilleure et la plus aboutie jamais réalisée. Oui, meilleure que Friends. Oui je vous emmerde).

Tout d’abord, au niveau des décors. Bien sûr, on retrouve les éléments habituels avec l’appartement de Ted et le Mc Laren’s, mais on voyage aussi beaucoup en excursion avec les personnages et ça nous donne presque envie d’aller vivre à New York, qui est presque, à sa façon, un des personnages principaux de la série. Mais pour les plus rêveurs, c’ est aussi l’occasion d’aller construire des châteaux de sable sur le sable, …

Ensuite, on peut tout de même remarquer que la série a su se démarquer en usant des techniques inhabituelles dans ce genre de série, qui aboutissent souvent sur des situations hilarantes, incongrues et apportent du dynamisme. Même histoire sous différents points de vue, plusieurs histoires différentes sur un même lieu et moment, écran splité comme dans 24h où on retrouve les personnages dans plusieurs situations, … La série s’amuse aussi parfois à parodier des genres, comme le film d’épouvante, voire même le film d’arts martiaux. On ne se lasse donc pas d’une scénarisation linéaire.

Enfin, on ne sait pas à quoi s’attendre dans HIMYM.
[SPOIL DANS TA FACE/] La mort du père de Marshall nous a d’ailleurs pris de court, car nous ne sommes pas habitués à voir ce genre d’événements dramatiques dans une série comique. Ou encore après que Ted se prenne une voiture en plein dedans. Et que dire de l’ex-copain de la mother , dont on arrive à s’émouvoir de sa mort alors que l’on ne l’a jamais vu. [/FIN DU SPOIL DANS TA FACE]

Beaucoup de thèmes sont abordés dans la série et certains peuvent surprendre. La mort, l’homosexualité (brièvement) , l’infertilité, voire même la consanguinité… C’est ce qui fait de How I Met une série très ancrée dans la réalité de notre époque et surtout permet d’être toujours surpris. Cependant, cela amène aussi les fans à émettre quantité d’hypothèses sur la suite (et la fin) de la série. On retrouve alors un florilège de théories, plus ou moins justifiées sur l’avenir des personnages et c’est de vrais débats qui peuvent se former, au grand plaisir des scénaristes, qui s’amusent à tendre des perches pour toujours laisser planer le doute.

Au final

HIMYM, c’est donc tout un reflet de notre culture, mais ça devient aussi notre culture. C’est pourquoi ce sera si difficile de s’en séparer. C’est comme dire au revoir à toute notre enfance pour être lâché dans le monde adulte. Un monde sans How I Met, sans Ted, Barney, Marshall, Robin et Lily (et tous les autres). Mais la série Always will be Legen – Wait for it …

Gabriel T

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