Les 5 coups de sangs du King

Ce fut l’une des infos surprenante d’hier près-midi dans le monde du sport. Calé entre le procès Uli Hoeness et l’épreuve de Paris-Nice en cyclisme, Eric Cantona a été interpellé par la police. Il aurait frappé un homme dans la journée de mercredi. Cela fait donc un petit scandale mais connaissant le bonhomme, ce n’est pas vraiment surprenant. Le King restera le King comme le prouve ces cinq faits saillants de sa carrière professionnelle.

16 août 1988 : Le sac à merde

On commence en beauté par quelques mots assez poétiques. Le 15 août 1988, le sélectionneur français de l’époque qu’est Henri Michel annonce sa liste pour affronter la Tchécoslovaquie quelques jours plus tard. Jusque-là, rien d’anormal. Présent dans le groupe depuis plusieurs mois, le jeune Cantona âgé de 22 ans s’attend à être dans la liste des joueurs sélectionnés. Sauf que ce ne sera pas le cas. Le lendemain, à la sortie d’une victoire de l’OM face au Matra-Racing (2-0), Eric est interviewé. Là aussi, c’est normal. Mais à la surprise de tous les téléspectateurs, Cantona va rendre cette interview d’après-match tout simplement mythique.

Au micro, il va faire une longue déclaration d’où cette phrase ressort et va façonner la légende de Cantona : « Je viens de lire ce que Mickey Rourke a déclaré à propos des Oscars d’Hollywood : celui qui s’occupe de ça est un sac à merde. Je ne suis pas loin de penser qu’Henri Michel en est un, lui aussi, j’ai ma conscience pour moi ». Une intervention détonante qui va faire débat et lui coûter très cher puisqu’il sera suspendu des sélections de l’Equipe de France jusqu’en juin 1989. Entre-temps, Henri Michel sera remplacé au poste de sélectionneur par Michel Platini.

 

28 janvier 1989 : Le lancer de maillot

Quelques mois plus tard, Cantona va une nouvelle fois faire parler de lui. Toujours à l’OM, il dispute alors un match amical contre les Russes du Torpedo Moscou. Sauf que son entraineur, Gerad Gili, décide de le faire sortir et cela n’est pas vraiment de son goût. Pour exprimer son mécontentement, il va carrément enlever son maillot et le balancer par terre comme on le ferait avec un vulgaire chewing-gum. Un geste de mépris dans un club aussi important que Marseille à l’époque lui vaudra une nouvelle suspension par le club. Quelques semaines plus tard, il sera même prêté aux Girondins de Bordeaux.

http://www.dailymotion.com/video/x7rpyz_eric-cantona-jette-son-maillot_sport

7 décembre 1991 : Un ballon sur l’arbitre

Presque trois ans plus tard, Cantona réalisera un nouveau coup d’éclat signée de sa patte de « bad boy ». Désormais à Nîmes, il va une nouvelle fois faire dans l’excès lors d’une rencontre face à Saint-Etienne. En pleine partie, alors que l’arbitre a sifflé un coup franc pour les Verts, Canto n’est pas d’accord avec cette décision. Sur les nerfs, il va s’emparer du ballon et le jeter sur l’homme noir avant de prendre la direction des vestiaires sans même regarder le carton rouge logique qu’il s’est pris.

Quelques jours plus tard, il sera suspendu quatre matchs par la commission de discipline. Une commission dont il traitera les membres d’«idiots ». Suite à ça, sa peine sera étendue à deux mois et quelques jours plus tard il annoncera la fin de sa carrière pour exprimer son ras-le-bol vis-à-vis du système. Finalement, il continuera la glorieuse carrière qu’on lui connait en rejoignant ensuite Leeds et surtout Manchester.  

http://www.wideo.fr/video/d76d4fddb09s.html

25 janvier 1995 : Kung-fu Canto

C’est ce qui a forgé sa légende. Un coup de pied inoubliable que quasiment tout le monde connait encore aujourd’hui, mais revenons sur les faits. En déplacement chez les bouchers de Crystal Palace, le Manchester United de Cantona est à la peine. Le Français subi d’ailleurs un traitement très particulier de la défense du club londonien. Avec son caractère, il va se rebiffer et être exclu d’une façon assez stupide.

Alors qu’il longe une tribune pour regagner les vestiaires sous les huées, un homme descend les escaliers quatre à quatre pour arriver en bas de la tribune et l’insulter comme jamais. La suite, on la connait. Ce même homme va recevoir le crampon d’un Cantona en furie dans le thorax. Ce sont Peter Schmeichel et un stadier qui parviendront à calmer le Français mais le mal sera fait. Il prendra neuf mois de suspension et pour commenter cette peine, il donnera seulement une seule phrase dont le mystère est toujours gardé : « Quand les mouettes suivent un chalutier, c’est parce qu’elles pensent qu’on va leur jeter des sardines ».


 

21 décembre 1996 : Le coup de génie

Si on connait surtout le caractère bien trempé de Cantona, il ne faut pas aussi oublier que ce mec fut un génie du football. Un vrai. Pour en témoigner, le but inscrit face à Sunderland ce 21 décembre 1996 est une preuve en béton. Après avoir contrôlé le ballon à 50 mètres dos au but, le show est parti.

Il s’amuse tout d’abord en humiliant deux défenseurs des Black Cats avant de s’appuyer sur Brian McClair pour avancer encore plus mais le plus beau reste à venir. A l’entrée de la surface de réparation, le « King » va donner un petit coup de patte subtil pour lober son compatriote, le malheureux Lionel Perez, et mettre le ballon dans la lucarne. Mais pas n’importe quelle lucarne, là on parle de celle qu’on aime tous mettre, celle qui nettoie les toiles d’araignées comme on peut l’entendre au bord des terrains en District.

 

Maxime C.

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