Le vent se lève. Hommage à Miyazaki.

Mon enfance a été bercée par les films de Miyazaki. Le Voyage de Chihiro, Princesse Mononoké, Le Château Dans Le Ciel, … Tant de noms cultes pour des films sublimes qui ont toujours su nous émerveiller et nous faire voyager dans l’esprit et les rêves du réalisateur.

A l’âge de 73 ans, il signe le dernier film de sa carrière, Le Vent Se Lève. C’était donc une évidence pour moi d’aller le voir.

Pour plus de surprise et de plaisir, j’ai décidé d’y aller sans jeter d’œil au synopsis. Et j’ai été (agréablement) surpris. Loin des contes japonais fantasmagoriques, le studio Ghibli signe un film biographique mêlant récit de vie, faits historiques et onirisme poussé. C’est un fil tendu entre la réalité et le rêve, qui est omniprésent tout au long du film.

On suit donc le parcours de Jiro Horikoshi, connu de l’histoire principalement pour avoir créé les chasseurs bombardiers Mitsubishi A6M, surnommés les Chasseurs zéro. Sujet assez surprenant, pouvant laisser un léger malaise à la première lecture, mais c’est finalement le récit d’un homme confronté à la dure réalité à laquelle nous assistons. Tout joue sur le non-dit, on ne voit pas la guerre, mais on la ressent, comme un malaise de fond. Le personnage principal lui-même n’est pas partisan ou même un ami du régime hitlérien, il veut juste construire des avions, mais le contexte historique lui fera construire des machines de guerre. Un des personnages, allemand, en viendra même à qualifier pendant l’avant-guerre les nazis de « voyous ».

Jiro est un personnage très attachant, appliqué, rêveur et philanthrope et à son récit de vie s’ajoutera une histoire d’amour très émouvante.

Les dessins sont magnifiques, les musiques superbes et l’histoire à la fois profonde et plaisante. On retrouve l’amour de Miyazaki pour les engins volants et pour le lyrisme. Le film est rythmé continuellement par une simple phrase, qui transparaît dans chaque scène, extraite du Cimetière Marin de Paul Valéry « Le vent se lève, il faut tenter de vivre » .

En bref, encore un chef-d’œuvre, un dernier, dans l’œuvre gigantesque de l’homme qui a su nous émerveiller tout au long de sa carrière. Au revoir Monsieur Miyazaki, merci pour tout.

Gabriel T.

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